MCA : Mokwena, « Nous devons nous concentrer sur la fin de saison »

Mokwena relativise l’élimination et demande d’analyser les résultats africains sur plusieurs saisons, en louant la solidité du championnat algérien et la difficulté de matches comme à El‑Bayadh.
Il pointe des contraintes: effectifs limités (22 joueurs), plafond à quatre étrangers avec restrictions d’âge, et l’exode des joueurs de 24‑28 ans vers l’Europe.
Il souligne le fort potentiel (Constantine, MC Oran) et conclut: « Maintenant, nous devons nous concentrer sur la fin de saison. »
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D’entrée, Mokwena a tenu à replacer cette élimination dans un contexte plus large :
« Les résultats sur le plan continental doivent être analysés sur plusieurs saisons, pas seulement celle-ci », a-t-il expliqué. Selon lui, les performances africaines sont étroitement liées à la solidité des championnats locaux. Et sur ce point, le technicien ne manque pas d’éloges : « Le championnat algérien est très fort. Aller jouer à El-Bayadh, par exemple, est extrêmement compliqué, avec beaucoup d’intensité physique. »
Il a également salué le vivier de talents présents en Algérie, estimant que certains joueurs ont largement le niveau européen. « Il y a des joueurs à Constantine ou au MC Oran avec un niveau incroyable », a-t-il affirmé, tout en regrettant que plusieurs facteurs freinent le développement global.
Parmi les obstacles évoqués, Mokwena insiste sur la limitation des effectifs : « Il est impossible de gérer une saison avec seulement 22 joueurs, vu le nombre de matchs et les déplacements. » Une contrainte qui oblige parfois à lancer de jeunes joueurs par nécessité plus que par choix : « Nous faisons jouer les jeunes aussi parce que nos options sont limitées. »
L’ancien coach des Sundowns pointe également les règles strictes concernant les salaires et le nombre de joueurs étrangers : « Nous sommes limités à quatre joueurs étrangers, avec en plus des restrictions d’âge. Cela nous empêche de recruter certains profils expérimentés. »
Autre constat : l’exode massif des talents vers l’Europe. « Les joueurs entre 24 et 28 ans privilégient l’Europe plutôt que de rester en Afrique », explique-t-il. Une tendance qui affaiblit les clubs locaux dans les compétitions continentales.
Malgré ce diagnostic critique, Mokwena se veut constructif : « Ce ne sont pas des excuses. Je ne critique pas non plus les instances. Mais pour développer le football algérien, il faudra peut-être adapter certaines règles. »
Enfin, il conclut sur une note d’espoir, soulignant « le potentiel incroyable » du pays, notamment chez les jeunes, avant de recentrer son discours : « Maintenant, nous devons nous concentrer sur la fin de saison. »
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