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« 200 à 300 € de moins » : la suppression des APL fragilise les étudiants algériens en France

Par Rafik Tadjer3 min de lecture
« 200 à 300 € de moins » : la suppression des APL fragilise les étudiants algériens en France
Résumé IA

Le Conseil constitutionnel a validé la suppression des APL pour les étudiants hors UE, fragilisant plus de 300 000 étudiants étrangers et 27 675 étudiants algériens (année universitaire 2024‑2025).

Le Club des cadres algériens de France (CCAF) et Yougourthen Ayad (association Addra) préviennent qu'une perte de 200–250 € par mois, l'asphyxie administrative pour les titres de séjour et l'encombrement des préfectures menacent la poursuite des études.

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La validation par le Conseil constitutionnel de la suppression des APL pour les étudiants hors Union européenne va fragiliser la situation de plus de 300.000 étudiants étrangers, dont plus de 25.000 algériens, alerte le Club des cadres algériens de France (CCAF).

« Plus de 300 000 étudiants sont directement visés, dont seulement 2 % sont boursiers, révélant l’injustice profonde de cette mesure. Parmi eux, plus de 25 000 étudiants algériens verront leur situation brutalement fragilisée », met en garde le CCAF.

Pour Yougourthen Ayad, responsable de l’association Addra, les étudiants extracommunautaires en France « subissent déjà une asphyxie administrative pour l’obtention ou le renouvellement de leurs titres de séjour ».

« Une perte de 200 à 250 € par mois »

« La perte de 200 à 250 € par mois, dans des budgets déjà largement sous le seuil de pauvreté, va aggraver leur précarité et mettre en danger la continuité de leurs études », alerte-t-il.

Pour ce responsable associatif, la décision du gouvernement français de supprimer les APL pour les étudiants extracommunautaires « va à l’encontre du rayonnement culturel, diplomatique et économique que la stratégie Bienvenue en France prétend promouvoir ». Elle menace les « parcours universitaires et humains de dizaines de milliers d’étudiants », ajoute-t-il.

Selon un rapport du ministère de l’Intérieur, 27.675 étudiants algériens étaient inscrits dans les universités françaises durant l’année universitaire 2024-2025. L’Algérie représentait le deuxième contingent d’étudiants étrangers en France derrière le Maroc avec 35.655 et devant la Chine avec 23.213.

En plus de la suppression des APL, les étudiants algériens peinent parfois à renouveler leurs titres de séjour en France en raison de l’encombrement dans les préfectures et de la crise politique avec l’Algérie.

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