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Pris en flagrant délit de pesticides en Europe, le Maroc retourne l’accusation contre l’Algérie

Par Rafik Tadjer4 min de lecture
Pris en flagrant délit de pesticides en Europe, le Maroc retourne l’accusation contre l’Algérie
Résumé IA

Des médias marocains, via un reportage du site 360.ma filmé sur un marché de Casablanca, accusent les dattes algériennes (notamment la Deglet Nour) d'être « bourrées de pesticides », irrigées aux « eaux usées » ou avariées.

La riposte rappelle que fin janvier les autorités espagnoles ont signalé un lot de légumes marocains au système RASFF de l'UE pour présence excessive de résidus de pesticides.

Les dattes algériennes restent largement exportées et appréciées mondialement, et l'article estime que la campagne vise à diaboliser ce produit pour détourner l'attention des problèmes phytosanitaires marocains.

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TSA Algérie

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Les médias marocains n’ont décidément pas de limites quand il s’agit de dénigrer l’Algérie et tout ce qui la représente.

L’acharnement atteint désormais les dattes algériennes présentées au consommateur marocain en ce mois de ramadhan comme le produit de tous les dangers, et cela alors que les fruits et légumes marocains sont régulièrement refoulés d’Europe pour excès de pesticides dangereux.

Sans preuve ni avis de spécialistes ou éléments vérifiables. Juste des attaques gratuites qui ridiculisent leurs auteurs plus qu’elles ne portent atteinte à un produit mondialement reconnu pour sa qualité.

Dans un reportage mis en ligne par le site de propagande le 360.ma, on entend de soi-disant clients et commerçants d’un marché de Casablanca livrer leur avis sur les différentes variétés de dattes étalées. Évidemment, tout est bon sauf les dattes algériennes.

Les gens préfèrent les dattes locales, celles d’Algérie ne sont pas bonnes”, dit un commerçant. Plus explicite, un client croit savoir que les dattes algériennes sont “bourrées de pesticides”.

Un autre encore soutient que l’Algérie exporte des dattes “avariées” mais dont l’aspect a été amélioré par des traitements chimiques. Puis vient l’allégation la plus ridicule : en Algérie, les palmiers-dattiers sont irrigués aux “eaux usées”. Dans le reportage, il est fait référence à de prétendues conclusions d’un organisme français sur la réutilisation des eaux usées dans l’agriculture algérienne.

Maroc : la campagne contre les dattes algériennes rebondit

Des eaux polluées, des pesticides et des poisons industriels sont parmi les ingrédients de votre table de Ramadan”, lance-t-on à l’adresse du consommateur marocains.

Les accusations sont tout simplement ridicules. Les auteurs du reportage de propagande feignent d’ignorer que les palmeraies algériennes reposent sur la plus grande nappe phréatique au monde.

Aussi, c’est un comble d’accuser les autres d’usage excessif de pesticides pour un pays qui vient d’être épinglé en Europe pour ce même motif.

Fin janvier dernier, les autorités espagnoles ont détecté au cours d’un contrôle aux frontières “une présence excessive” de résidus de pesticides dans un lot de légumes marocains et ont immédiatement notifié le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux de la Commission européenne, le RASFF.

Quant aux dattes algériennes, elles restent, malgré cet acharnement, parmi les meilleures, notamment la variété Deglet Nour, mondialement reconnue. Elles sont exportées et vendues dans le monde, et le Maroc était l’un des plus importants consommateurs de ces dattes.

Avec ces campagnes à répétition, les relais du Palais royal veulent diaboliser les dattes algériennes auprès des consommateurs marocains qui les apprécient toujours, et détourner les regards sur ses propres produits agricoles qui sont eux bourrés de pesticides.

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