L’Algérie lance un portail électronique dédié aux marchés publics

L’Algérie a lancé un portail électronique des marchés publics, prévu par la loi n°23‑12 du 5 août 2023 et encadré par l’arrêté du 4 février 2026 (JO n°17 du 2 mars 2026).
Le site publiera avis, dossiers d’appels d’offres et listes d’opérateurs exclus, permettra le téléchargement gratuit, l’inscription des acteurs et le dépôt électronique des offres.
Il intègre signature électronique et horodatage (loi n°26‑02 du 17 février 2026), trace les échanges via un journal, conditionne l’accès à l’inscription (art.6) et exige des caractéristiques techniques non discriminatoires.
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L’Algérie se dote d’un portail électronique dédié aux marchés publics. Institué par la loi n° 23-12 du 5 août 2023 fixant les règles générales relatives aux marchés publics, il vient d’être officiellement lancé. Son contenu et les modalités de sa gestion ont été fixés par l’arrêté du 4 février 2026 publié au journal officiel N°17 du 2 mars 2026.
Les documents et les informations liés aux marchés publics seront publiés sur ce portail qui permettra une plus grande transparence dans l’accès à la commande publique.
La publication des informations et des documents tels que les textes législatifs et réglementaires, les avis juridiques, les programmes prévisionnels des marchés publics s’effectue, de ce fait, via ce portail, précise le texte.
Ce que l’on peut trouver sur le portail
Les listes des opérateurs économiques interdits ou exclus, temporairement ou définitivement de la participation aux marchés publics seront en outre insérées sur cette plateforme numérique.
Les indices des prix, les différents avis ayant trait à la publication et tout autre document ou information en rapport avec la commande publique y sont aussi introduits.
Les opérateurs économiques intéressés par un marché, peuvent télécharger gratuitement à partir du site les documents de l’appel à la concurrence, note l’arrêté. Le portail assure en outre, l’inscription des services contractants et des opérateurs économiques. Ces derniers peuvent y déposer leurs offres.
Ce support numérique assure d’autres fonctionnalités telles que la signature électronique des documents (ensemble de données sous forme électronique, que le signataire utilise pour signer), conformément à la loi 26-02 du 17 février 2026, fixant les règles générales relatives aux services de confiance pour les transactions et l’identification électroniques.
L’horodatage électronique des documents (preuve de l’existence de des renseignements électroniques à un instant donné), peut être garanti par le portail, est-il spécifié dans l’arrêté ministériel.
Par ailleurs, le système d’information des marchés publics doit être conçu dans le respect des exigences telles que « l’intégrité et la confidentialité des documents échangés par voie électronique », souligne encore l’arrêté.
Traçabilité
Pour la traçabilité, le texte prévoit la création d’un journal retraçant l’échange des informations par voie électronique. Pour toute offre transmise par voie électronique ou sur support physique électronique, il est délivré un accusé de réception indiquant la date et l’heure de réception (horodatage des documents).
Cela dit, l’accès des services contractants et des opérateurs économiques aux fonctionnalités qui leur sont réservées, est conditionné par leur inscription au portail, après renseignement d’un formulaire, stipule l’article 6 de l’arrêté.
Le même texte exige à ce que les caractéristiques techniques du portail ne soient pas « discriminatoires et ne constituent pas un obstacle pour l’accès des opérateurs économiques aux procédures de passation ».