Économie

Guerre en Iran : comment la paralysie du détroit d’Ormuz affecte l’Algérie

Par Brahim Guendouzi3 min de lecture
Guerre en Iran : comment la paralysie du détroit d’Ormuz affecte l’Algérie
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La paralysie du détroit d’Ormuz et les tensions en mer Rouge liées à la guerre en Iran perturbent les exportations du Golfe et affectent l’Algérie.

La production pétrolière est réduite et les capacités de stockage saturées; la demande mondiale reste d’environ 100 millions de barils par jour, poussant l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à envisager le déblocage de stocks stratégiques.

L’Algérie subit déjà des hausses des coûts d’assurance maritime et du fret, des retards de livraison et un risque de rupture des chaînes d’approvisionnement, d’autant que l’Asie dépend fortement du pétrole et du GNL moyen‑orientaux.

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Un climat d’incertitude pèse actuellement sur l’ensemble des pays du Moyen-Orient en raison de la guerre en Iran.

La paralysie relative dans le Golfe persique avec l’obstruction du détroit d’Ormuz ainsi que les tensions persistantes en mer Rouge impactent directement leurs échanges avec le reste du monde.

Une crise prolongée pourrait carrément faire ralentir le rythme de leurs flux commerciaux, et même d’investissements, car ils doivent privilégier en priorité leur sécurité intérieure.

Les pays du Golfe se retrouvent malgré eux dans une économie de guerre qui appelle à une reconfiguration de l’ensemble de leurs priorités économiques et financières avec leurs partenaires étrangers.

D’ores et déjà, la réduction de la production pétrolière s’est imposée en raison des difficultés logistiques et des capacités de stockage arrivées à saturation.

La guerre contre l’Iran perturbe les chaînes d’approvisionnement

L’impossibilité d’évacuer des grandes quantités de pétrole brut et autres produits raffinés contribue largement à la réduction de l’offre sur les marchés internationaux, sachant que l’économie mondiale absorbe près de 100 millions de barils de pétrole par jour.

À cela, les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) projettent d’opérer un important déblocage dans les stocks stratégiques de pétrole, afin de compenser les réductions de production des pays du Golfe, mais également d’amortir la hausse rapide des cours du brut.

L’Algérie, qui entretient des échanges commerciaux avec ces pays, même s’ils ne sont pas ses principaux clients ni fournisseurs, se retrouve aussi confrontée à la hausse des coûts d’assurance maritime et du fret pour toutes les marchandises provenant du Moyen-Orient, plus les retards de livraisons.

La crainte va vers le risque de perturbation des chaînes mondiales d’approvisionnement en raison de la crise dans les deux principaux maillons que sont l’énergie et le transport maritime.

Les pays d’Asie, qui sont d’importants centres de production de produits manufacturés, sont fortement dépendants du pétrole et du GNL provenant de la région du Moyen-Orient, et avec une logistique recourant aux lignes maritimes devenues aujourd’hui problématiques.

*Économiste

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