Algérie : des enseignantes filmées en train de violenter des élèves

Dans la wilaya de Tiaret, trois enseignantes d'une école primaire ont été filmées en train de violenter des élèves dans la cour avant la levée du drapeau.
La vidéo, devenue virale sur les réseaux, montre une maîtresse frappant les mains d'un élève au bâton, une autre giflant et isolant un enfant, et d'autres élèves touchés à la tête.
Ces actes, enregistrés par des témoins au smartphone, constituent une violation de la loi n°15-12 du 15 juillet 2015 sur la protection de l'enfant.
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TSA Algérie
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En dépit de leur interdiction par la réglementation algérienne, des actes de violence perpétrés sur les enfants se produisent parfois en milieu scolaire.
Les auteurs de ces gestes brutaux sont ainsi filmés en direct par des témoins oculaires avec leurs smartphones. Cette preuve tangible ne leur donne aucune marge de manœuvre pour tenter de contester les faits.
Une preuve que ne peuvent réfuter, d’ailleurs, les trois enseignantes d’une école primaire dans la wilaya de Tiaret, filmées en train de violenter un élève dans la cour de l’école avant la levée de l’emblème national.
La vidéo partagée sur les réseaux est rapidement devenue virale. Elle montre l’une de ces « éducatrices » qui a asséné des coups de bâton sur les mains frêles de cet élève.
Des enseignantes frappent des élèves dans la cour d’une école à Tiaret
Sa collègue « s’occupe » d’un autre élève qu’elle a engueulé d’abord puis giflé et bousculé sans la moindre retenue, avant de le prendre à part et de l’isoler du reste de ses camarades, sans que l’on connaisse son sort puisque la suite n’est pas filmée.
D’autres élèves pourtant disciplinés et respectant les rangs, ont été eux-aussi frappés à la tête par cette maîtresse sans connaître les raisons. Tout cela devant le regard médusé des autres écoliers.
Rien ne justifie un tel comportement de la part de ces enseignantes. Au contraire, il s’agit d’une transgression de la loi n° 15-12 du 15 juillet 2015 relative à la protection de l’enfant garantissant sa sécurité physique et mentale contre toute forme de violence ou négligence.
Si c’est pour mettre de l’ordre dans la cour avant la levée du drapeau national, ces enseignantes auraient dû prendre le temps nécessaire et faire preuve de patience.
Car, on ne peut instaurer une discipline en recourant à la violence dans des établissements scolaires qui devraient être des lieux de savoir, d’éducation et des havres de paix.