Économie

L’Espagne veut plus gaz de algérien : voici les raisons

Par Ali Idir3 min de lecture
L’Espagne veut plus gaz de algérien : voici les raisons
Résumé IA

L’Espagne cherche à augmenter ses achats de gaz algérien via le gazoduc Medgaz.

Des discussions ont eu lieu entre le gouvernement espagnol et Naturgy afin de relever les commandes au plus près de la pleine capacité.

Le Medgaz relie directement l’Algérie à l’Espagne et peut atteindre 32 millions de mètres cubes par jour, soit environ 11 milliards de m³ par an.

Après le contexte autour du détroit d’Ormuz et la suspension de la production de GNL au Qatar, les prix européens ont bondi de 60%.

La hausse touche aussi les exportations algériennes de GNL, avec des ventes en progression de 74% en deux premières semaines de mars.
Elle atteint 462 000 tonnes, contre 250 000 tonnes en deux premières semaines de février.

L’augmentation a notamment visé la France, la Turquie et l’Espagne, alors que le GME est resté fermé depuis novembre 2021.

Le Medgaz est détenu à 51% par Sonatrach, et le reste par une coentreprise Naturgy et BlackRock.

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Alors que les exportations algériennes de GNL ont explosé depuis le début de la guerre contre l’Iran le 28 février, celles de gaz naturel acheminé par gazoduc devraient augmenter aussi. L’Espagne, gros client de l’Algérie, envisage d’acheter davantage de gaz algérien via le gazoduc Medgaz.

Selon l’agence Bloomberg, le gouvernement espagnol et la compagnie Naturgy Energy Group SA ont eu des discussions concernant une augmentation des commandes en utilisant le gazoduc à près de sa pleine capacité.

Long de 210 kilomètres, le Medgaz, qui relie directement l’Algérie et l’Espagne, a une capacité maximale de 32 millions de mètres cubes par jour, soit environ 11 milliards M3 par an.

En janvier et février dernier, soit avant le déclenchement de la guerre en Iran, la moyenne des flux quotidiens s’élevait à 28 millions M3. Ce volume devait être maintenu en mars mais les développements de la situation au Moyen-Orient ont changé la donne.

Alors que le détroit d’Ormuz est pratiquement fermé et que le Qatar a suspendu sa production de GNL, les prix ont bondi sur le marché européen de 60%. Un cinquième des livraisons mondiales de GNL passent par le détroit d’Ormuz. 

Après le GNL, l’Algérie va vendre plus de gaz naturel 

Le Medgaz est détenu à 51 % par la compagnie algérienne Sonatrach, tandis que le reste par une coentreprise entre Naturgy et BlackRock Inc. Un deuxième gazoduc, le GME (gazoduc Maghreb-Europe) relie l’Algérie et l’Espagne via le Maroc. Il est toutefois fermé depuis novembre 2021. 

Aspirant à devenir un hub gazier pour l’Europe, l’Espagne importe aussi d’importantes quantités de GNL américain.

L’augmentation annoncée des livraisons de gaz naturel pour l’Espagne s’ajoute à la hausse sensible des exportations algériennes de GNL (gaz naturel liquéfié), conséquemment à la dégradation de la situation au Moyen-Orient.

Selon la plateforme Energy research unit, basée à Washington, les ventes de GNL par l’Algérie ont bondi de 74% pendant les deux premières semaines de mars, à 462 000 tonnes, contre 250 000 tonnes pendant les deux premières semaines de février. L’augmentation a notamment concerné les livraisons vers la France, la Turquie et l’Espagne.

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