Économie

Gaz : Edison, filiale du Français EDF, rattrapée par sa décision de se passer de l’Algérie

Par Ali Idir4 min de lecture
Gaz : Edison, filiale du Français EDF, rattrapée par sa décision de se passer de l’Algérie
Résumé IA

La guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran renforce l’attrait de l’Algérie pour le gaz en Europe.

L’Italie, principal acheteur du gaz algérien depuis 2022, cherche à augmenter ses approvisionnements alors que les livraisons depuis le Golfe baissent. Les prix y ont fortement augmenté, passant de 30 à 70 euros le mégawattheure en trois mois, et Rome discute avec Alger pour acheter plus de gaz. En 2026, l’Italie a importé 61,285 milliards de mètres cubes, dont 32,8 % depuis l’Algérie via le gazoduc Transmed.

Edison, filiale italienne du groupe EDF, est en difficulté après sa décision de réduire ses achats de gaz algérien. Edison prévoit de couper 1 milliard de mètres cubes via le gazoduc d’Algérie et 4 milliards via la Libye, au profit du GNL américain. La décision intervient après que QatarEnergy a réduit de 17 % ses capacités de production après des frappes iraniennes, alors qu’Edison dépend à hauteur de près de 10 % de la consommation italienne.

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La guerre américano-israélienne contre l’Iran, qui est entrée ce samedi 21 mars, dans sa troisième semaine, renforce la position de l’Algérie sur le marché énergétique mondial, notamment européen.

Dans ce contexte, Edison, la filiale italienne du groupe français EDF (Électricité de France), se retrouve rattrapée par sa décision de se passer du gaz algérien.

Depuis le début du conflit et la fermeture du détroit d’Ormuz où transite 20 % de la consommation mondiale de pétrole et de gaz, les regards des Européens se tournent vers l’Algérie.

Les prix ont explosé en Europe

Après l’Espagne, le Vietnam, c’est au tour de l’Italie, principal acheteur du gaz algérien depuis 2022, de taper à la porte de l’Algérie pour augmenter ses approvisionnements en cette énergie sur laquelle la demande ne cesse d’augmenter. Son prix a plus que doublé en trois mois, passant de 30 euros à 70 euros le mégawattheure (MWh).

Comme après l’éclatement de la guerre russo-ukrainienne en février 2022, l’Italie se tourne vers son principal fournisseur pour sécuriser ses approvisionnements en gaz.

Selon l’agence Bloomberg, Rome est en pourparlers avec Alger pour acheter davantage de gaz naturel dans un contexte marqué par une réduction des livraisons depuis le Golfe en raison de la guerre contre l’Iran.

Vendredi, le ministre de l’Énergie, Gilberto Pichetto Fratin, a annoncé que son pays a entamé des discussions avec plusieurs pays, dont les États-Unis, l’Azerbaïdjan et l’Algérie, pour sécuriser ses approvisionnements en gaz. En 2026, l’Italie a importé 61,285 milliards de mètres de gaz, dont 32,8 % en provenance d’Algérie, avec laquelle elle est reliée par gazoduc (Transmed).

Edison prise au piège de la guerre en Iran

C’est Edison, la filiale italienne du géant énergétique français EDF, qui s’est retrouvée en difficulté après la décision du Qatar de réduire de 17 % ses capacités de production après les frappes iraniennes sur son territoire.

Edison assure près de 10 % de la consommation annuelle de gaz de l’Italie, grâce à un contrat à long terme avec QatarEnergy pour la fourniture de 6,4 milliards de m³ de gaz par an, selon Reuters. Toutefois, la filiale du groupe français EDF a décidé de se passer du gaz algérien.

Le 9 septembre dernier, elle a annoncé sa décision de réduire ses importations de gaz par gazoduc d’Algérie (un milliard de m³) et de Libye (4 milliards de m³), au profit du GNL américain. Avec la guerre en Iran, la filiale de GDF va-t-elle revoir sa décision ?

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