Économie

Dans le désert algérien, la méga-ferme Baladna sort de terre

Par Djamel Belaid5 min de lecture
Dans le désert algérien, la méga-ferme Baladna sort de terre
Résumé IA

La méga-ferme laitière Baladna avance à Adrar, dans le Sud algérien.

Des images diffusées par l’ambassade du Qatar montrent le lancement du gros œuvre, avec les fondations des étables, des hangars et de la laiterie déjà en chantier.

Le projet prévoit 270.000 vaches et vise à couvrir plus de 50 % des besoins de l’Algérie en poudre de lait.

La première phase, lancée en 2025, représente 550 millions de dollars sur un total de 3,5 milliards de dollars.

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Le projet de construction de la ferme laitière géante Baladna progresse à Adrar, dans le Sud de l’Algérie. Selon une vidéo de l’ambassade du Qatar, la réalisation du gros œuvre est lancée.

Sur des centaines de mètres, des engins de chantier égalisent le terrain où d’autres creusent ensuite les fondations des immenses étables qui devraient abriter des dizaines de milliers d’animaux.

D’autres engins s’affairent à préparer le terrain où devraient être édifiés les futurs bâtiments, les hangars destinés à stocker les fourrages et autres aliments concentrés nécessaires aux animaux.

La ferme géante Baldana Algérie prend forme

D’autres bâtiments devraient servir à la laiterie où sera stocké et conditionné le lait, dont une grande partie devrait être transformée en poudre. Déjà des structures métalliques se dressent. Les armatures en acier dessinent la forme de hangars qui n’attendent plus que leur couverture.

Des équipes d’ingénieurs et de travailleurs se concertent autour de cartes où sont dessinés les ouvrages qui sortent progressivement de terre.

Il s’agit non seulement de coordonner plusieurs corps de métiers, dont des hydrauliciens, électriciens ou agronomes, mais également plusieurs entreprises, dont l’Allemand GEA pour la partie collecte du lait et son conditionnement ou l’Américain Valmont concernant l’installation des rampes pivots, et cela sans oublier les entreprises algériennes.

C’est la Sonelgaz qui se charge, en effet, de la mise à disposition de l’énergie nécessaire à ce gigantesque complexe.

Vue du ciel, les divers chantiers s’étendent sur plusieurs centaines de mètres et ressemblent à une fourmilière.

Une base de vie est visible avec des dizaines de cabines sahariennes alignées destinées à héberger le personnel et à recevoir les bureaux des équipes d’ingénieurs. Ces cabines sont si nombreuses qu’elles sont disposées de telle façon qu’elles forment différents quartiers à l’image de ceux d’une petite ville.

À proximité de la base principale, la réalisation de forages profonds se poursuit. Une fois relevées de la remorque qui les transportent, les tours de forage sont dressées, permettant aux outils de forage de roche de démarrer leur patient travail.

Et déjà au niveau des premiers champs circulaires irrigués par des rampes-pivots, les cultures en cours devraient fournir d’ici quelques semaines leur première récolte.

Produire 50 % des besoins de l’Algérie en poudre de lait

Une partie de l’immense chantier est consacrée à l’hydraulique. Des centaines de canalisations y sont entreposées, elles devraient permettre de réaliser un immense réseau permettant de faire circuler l’eau des différents forages vers les champs circulaires.

Les premiers champs mis en culture présentent des surfaces impressionnantes de 50 hectares. De quoi envisager de nourrir le premier module des 5 modules devant constituer cette méga laiterie.

Ces images ont été diffusées jeudi 2 avril au lendemain d’une rencontre entre le ministre de l’Agriculture Yacine Oualid avec des dirigeants de Baladna et l’ambassadeur du Qatar à Alger.

Lors de cette rencontre, le ministre a fait le point sur l’avancement de la première phase de ce projet qui a été lancée en 2025 pour un investissement de 550 millions de dollars sur un montant global de 3,5 milliards de dollars.

En partenariat avec le FNI, le projet de Baladna en Algérie prévoit la construction d’une ferme géante de 270.000 vaches à Adrar pour produire plus de 50 % des besoins de l’Algérie en poudre de lait.

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