EN : Qu'y a-til derrière le choix des numéros ?

Le numéro 10 de l’Algérie pourrait revenir à Ibrahim Maza.
Le texte rappelle les numéros emblématiques de plusieurs cadres. Mandi a le 2. Mahrez a le 7. Bounedjah garde le 9. Aouar porte le 8.
Le 10, symbole de Belloumi puis de Feghouli, est devenu plus instable. Maza, 20 ans, est présenté comme le candidat idéal.
Il a déjà porté ce numéro à Berlin. Son profil de meneur moderne et son choix de l’Algérie renforcent cette idée.
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Il n'y en a que deux qui sont indissociables de leurs porteurs et ceux-ci ont dépassé la centaine de sélections. Le numéro 2 de Aïssa Mandi et biensûr le numéro 7 de Riyad Mahrez. Pour premier cela symbolise les origines familiales de Chlef, alors que pour le second, ce la incarne ses grands prédécesseurs comme George Best, Cantona, Beckham ou Cristiano.
D'autres tentent de récupérer des numéros qui n'ont plus de titulaires, comme le 4 de Djamel Benlamri, porté dernièrement par Tougai et très récemment par Abada. Pareil pour le numéro 5 longtemps dévolu à Halliche et dont Belaid semble vouloir reprendre l'héritage, d'autant plus que Bensebaini préfère le 21.
Au milieu le numéro 6 a longtemps été porté par des latéraux, comme Djamel Mesbah ou Mohamed Farsi et récemment, Ramiz Zerrouki semble vouloir porter ce numéro caractéristique du milieu récupérateur. Le 8 est lui désormais porté par Houssem Aouar depuis la blessure de Youcef Belaili.
Ibrahim Maza doit récupérer le n°10 ?
Le 9 du buteur est la "propriété" de Bounedjah depuis 2018, alors que son concurrent direct, Slimani a toujours préféré le 13. Lors d'une absence en mars 2025, son ami Belaili a porté le 9 comme pour le préserver... Son attribution dernièrement à Gouiri peut être interprétée comme un choix du coach.
Le 11 symbole du feu follet a été celui de Rabah Madjer, Yacine Brahimi mais aussi Youcef Belaili et désormais celui d'Anis Hadj Moussa qui a vu en son absence le numéro non attribué en Italie...
Le numéro 10 qui a été si longtemps porté au firmament par Lakhdar Belloumi, symbole si il en ait du meneur de jeu, n'a depuis pas toujours trouvé de porteur au même style de jeu caractéristique.
Il a été vu chez Cherif Oudjani en 1990, Abdehafid Tasfaout jusqu'en 2002, puis Rafi Saïfi, avant d'être incarné pendant une dizaine d'années par Sofiane Feghouli.
Depuis deux ans, on l'a vu chez Belaili, Benrahma, Bennacer et dernièrement Chaibi. Ce numéro mythique, autrefois porté avec créativité et constance, est devenu instable, presque vacant dans l’imaginaire collectif. Aujourd’hui, une évidence semble pourtant s’imposer : Ibrahim Maza.
À seulement 20 ans, le joueur du Bayer Leverkussen coche toutes les cases. Talent précoce, il a choisi l’Algérie très tôt. Un choix du cœur, qui résonne fortement auprès des supporters avec qui il a une connexion sincère.
Sur le terrain, son profil est rare. Maza est un véritable meneur de jeu moderne, adoubé par Belloumi lui même : capable de créer entre les lignes, d’accélérer le jeu, mais aussi de faire la différence individuellement.
À Berlin, il a déjà porté le numéro 10, symbole de confiance et de responsabilité, alors pourquoi avec l'Algérie il ne l'a porté qu'une fois face à l'Ouganda ?
Pourtant, dans le football moderne, les grandes nations n’attendent pas. La Turquie a rapidement confié des responsabilités à Kenan Yıldız, l’Espagne a propulsé Lamine Yamal au plus haut niveau, et l’Allemagne a construit autour de Jamal Musiala. Partout, on mise sur des talents jeunes, mais déjà décisifs.
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