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Le Parlement algérien fustige le procureur anti-terroriste français

Par Riyad Hamadi4 min de lecture
Le Parlement algérien fustige le procureur anti-terroriste français
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Le Conseil de la nation, chambre haute du Parlement algérien, a condamné mardi 7 avril les propos du procureur français anti-terroriste Olivier Christen, qui avait déclaré le 3 avril que des enquêtes pour « terreur d'État » visant l'Algérie étaient ouvertes en France. Le bureau de l'institution a jugé ces déclarations « irresponsables et inacceptables », évoquant une « nouvelle dégradation » et un « recul préoccupant » dans les relations entre les deux pays. Cette crise s'inscrit dans un contexte plus large de tensions, incluant le maintien en détention depuis un an d'un agent consulaire algérien en France, le refus français de coopérer sur les biens détournés par d'anciens oligarques, et l'affaire du journaliste Christophe Gleizes condamné à 7 ans de prison. Il s'agit de la deuxième réaction officielle algérienne, après celle dimanche du ministère des Affaires étrangères qui avait parlé d'« accusation injustifiée » et de « contexte français délétère » ayant fait de l'Algérie un « bouc émissaire ».

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Nouvelle réaction en Algérie aux propos du procureur français anti-terroriste. Elle émane du Conseil de la nation, la chambre haute du Parlement algérien qui déplore un “recul préoccupant” dans la relation Algérie-France.

Vendredi 3 avril, Olivier Christen, procureur du parquet national français antiterroriste (PNAT), a déclaré sur France Info que des enquêtes sont ouvertes en France pour “terrorisme d’État”, dont certaines visent l’Algérie. Des propos qui constituent des “dérives irresponsables et inacceptables”, estime le bureau du Conseil de la nation.

Dans un communiqué diffusé à l’issue d’une réunion présidée mardi 7 avril par le président du conseil Azouz Nasri et élargie aux présidents des groupes parlementaires et au questeur, le bureau de la chambre a exprimé “sa vive réprobation face aux dérives irresponsables et inacceptables du procureur antiterroriste de la France officielle”.

Le communiqué a fustigé une “nouvelle dégradation dans le flot de déclarations incohérentes”, une “attitude inappropriée” et un “recul préoccupant dans les relations entre les deux pays”.

Une crainte maladive vis-à-vis de l’Algérie

Pour le Conseil de la nation, ces “prises de position émanant de certains responsables français qui s’érigent en donneurs de leçons” traduisent “l’essoufflement du discours de certains responsables et une crainte maladive vis-à-vis de l’Algérie”.

Il s’agit de la deuxième réaction en Algérie aux propos du procureur Olivier Christen. Dimanche dernier, une source du ministère des Affaires étrangères a fustigé dans une déclaration à l’agence officielle APS une “accusation injustifiée” et “une vaine agression” contre l’Algérie.

La même source a souligné qu’ “un contexte français délétère” a érigé l’Algérie “en bouc émissaire et en dérivatif à tous les défis qui assaillent la France et qui peine à les relever”.

Malgré la reprise de la coopération sécuritaire et migratoire après la visite en Algérie du ministre français de l’Intérieur Laurent Nunez à la mi-février, la relation entre les deux pays s’est de nouveau dégradée après la décision de maintenir en détention un agent consulaire algérien incarcéré depuis une année en France.

Dans la foulée, Alger a exprimé plusieurs autres griefs à l’égard de Paris, dont les propos du procureur Olivier Christen, le refus de la France de coopérer dans le dossier des biens détournés par les anciens oligarques et l’intention du président Emmanuel Macron de tenter de faire intervenir le Pape Léon XIV dans l’affaire du journaliste Christophe Gleizes, condamné à 7 ans de prison ferme en Algérie pour “apologie du terrorisme”.

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