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Visite de Léon XIV : en France, l’algérophobie n’épargne même plus le Pape

Par Riyad Hamadi5 min de lecture
Visite de Léon XIV : en France, l’algérophobie n’épargne même plus le Pape
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Le Pape Léon XIV arrive en Algérie lundi 13 avril pour une visite historique. Certains médias et personnalités français le ciblent violemment avant ce déplacement.

Le magazine L'Express a publié une enquête critiquant cette visite comme une "offensive diplomatique" du Vatican. L'écrivain Kamel Daoud s'est dit "consterné" par la dimension politique de ce voyage.

Boualem Sansal a affirmé au Figaro que les chrétiens sont persécutés en Algérie et que l'Église n'a aucune liberté. Robert Ménard, figure nostalgique de l'Algérie française, s'agite depuis des semaines contre ce déplacement.

Ces attaques révèlent que la haine de l'Algérie prime chez certains Français sur le respect traditionnel envers le Pape.

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On les savait capables de tout quand il s’agit de l’Algérie, mais peut-être pas de s’attaquer avec véhémence au Pape et au Vatican, comme l’a fait L’Express.

Ils l’ont pourtant fait. Dans une action qui a tout l’air d’être concertée, certains personnages et médias français ciblent simultanément le souverain pontife à la veille de sa visite en Algérie.

Le Pape Léon XIV est attendu ce lundi 13 avril dans le pays de Saint-Augustin pour une visite historique qui reflète sa volonté de jeter des ponts avec le monde musulman.

Algérophobie en France : même le Pape Léon XIV n’est pas épargné

Survenant dans cette conjoncture précise, le déplacement du Saint-Père retire de facto la couverture religieuse au courant extrémiste français qui prétend mener son combat contre l’immigration, particulièrement musulmane et algérienne, au nom des “racines chrétiennes” de la France.

Surtout, il tord le cou au gros mensonge du même courant qui veut que l’Algérie soit “isolée” sur le plan international et que c’est un pays qui persécute les chrétiens.

Le désaveu est cinglant et c’est ce qui explique ces attaques rarement vues contre la figure vénérée du Pape. On a d’abord tenté une diversion en confiant la tâche à Kamel Daoud.

Dans sa dernière chronique dans Le Point, l’écrivain d’origine algérienne s’est dit “consterné” et “attristé” par “le sens politique que cette visite ne manquerait pas de prendre”. Puis, le moment est venu d’attaquer frontalement, sans précaution ni voie détournée.

Le magazine L’Express, qui a rejoint la galaxie des médias proches de l’extrême droite et spécialistes de la propagande anti-algérienne, a sorti une “enquête” sur “le pouvoir caché du Vatican” et les prétendus “secrets” de ce qu’il considère comme une “offensive diplomatique” du Saint-Siège.

Ce n’est pas la première fois qu’un Pape entame un périple ou s’exprime sur l’actualité internationale brûlante. C’est évidemment l’inscription de l’Algérie à l’agenda de Léon XIV, une première dans l’histoire, qui fait rager jusqu’à passer outre la déférence due à l’aura de la figure du Pape.

Quand la haine de l’Algérie l’emporte sur tout

Le Figaro, lui, a donné la parole à Boualem Sansal, précisément la veille de l’arrivée du Pape à Alger. Sans surprise, l’écrivain, habitué des gros mensonges sur son pays d’origine, en a ressassé un, soutenant que “l’Église algérienne n’a aucun degré de liberté ni de marge de manœuvre” et que “des chrétiens, des évangéliques, des protestants sont persécutés en Algérie”.

Pourquoi tant de fiel ? Pourquoi cette focalisation sur l’étape algérienne du périple de Léon XIV qui, pourtant, devrait le mener aussi au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale ?

L’obsession de l’Algérie est manifeste et ne quitte pas les nostalgiques de l’Algérie française, pas même le temps d’un pèlerinage.

Parmi ces nostalgiques qui ne guérissent pas du “paradis perdu”, un certain Robert Ménard, particulièrement excité depuis quelques semaines et dont la fébrilité monte à l’approche du déplacement du Pape en Algérie.

En février dernier, Ménard a avoué publiquement que ses gesticulations pendant de longues années pour la “liberté de la presse” étaient de la poudre aux yeux.

Tout ce qui le fait courir, c’est sa nostalgie de l’Algérie française, lui le fils d’un tueur de l’OAS et neveu d’un pilote putschiste pendant la guerre d’Algérie. Il a fini par lâcher le morceau devant Jean-Jacques Bourdin : “Je voulais emmener Emmanuelle, ma fille, pour lui montrer le pays d’où je viens, à quoi ça ressemble, pourquoi on avait un tel regret de ça, pourquoi on a toujours trouvé que la mer est plus chaude en Algérie…”

Que de tels profils s’attaquent à l’Algérie n’étonne évidemment pas. Mais au risque de se répéter, on les croyait capables, en catholiques qu’ils se prétendent, de retenue devant la sainteté du Pape. Eh bien non, leur haine de l’Algérie l’emporte sur tout.

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