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L’Algérie réitère sa position sur la Bosnie-Herzégovine

Par Rafik Tadjer5 min de lecture
L’Algérie réitère sa position sur la Bosnie-Herzégovine
Résumé IA

L'Algérie et la Bosnie-Herzégovine veulent renforcer leur partenariat lors de la visite du ministre bosniaque des Affaires étrangères.

Le ministre algérien Ahmed Attaf a rappelé que l'Algérie a reconnu la Bosnie-Herzégovine le 24 avril 1992 et en a défendu l'unité au Conseil de sécurité de l'ONU.

Les deux pays partagent une longue histoire : les Bosniaques ont soutenu la révolution algérienne, notamment en 1955 avec le transport d'armes à bord du navire « Dina ».

Les ministres ont identifié des opportunités de coopération en énergie, mines, industrie, pharmacie, agriculture et start-ups, et ont convenu de créer une commission intergouvernementale et un conseil d'affaires conjoint.

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TSA Algérie

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L’Algérie et la Bosnie-Herzégovine ambitionnent de porter leur partenariat à la hauteur des liens historiques forts qui les unissent. L’ambition a été affirmée à l’occasion de la visite qu’effectue en Algérie le ministre bosnien des Affaires étrangères, Elmedin Konaković.

Dans une allocution prononcée ce lundi 27 avril devant l’hôte de l’Algérie et la délégation qui l’accompagne, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf a souligné que cette visite coïncide avec l’anniversaire de la reconnaissance par l’Algérie de l’État de Bosnie-Herzégovine, le 24 avril 1992. L’Algérie a été d’ailleurs l’un des premiers pays à reconnaître l’État de Bosnie-Herzégovine, a-t-il rappelé.

« Dans cette même perspective, j’ai réitéré la position de l’Algérie en faveur de la stabilité de la Bosnie-Herzégovine, soutenant son unité, sa souveraineté et son intégrité territoriale — position que l’Algérie n’a cessé de défendre avec conviction et constance lors de son récent mandat au Conseil de sécurité des Nations Unies », a déclaré Ahmed Attaf.

Algérie – Bosnie : « Une longue histoire »

Les relations entre les deux peuples remontent à « une longue histoire », a poursuivi le chef de la diplomatie algérienne, citant le soutien des Bosniaques à la révolution algérienne, « tout comme l’ont fait les autres peuples amis des républiques de l’ancienne Yougoslavie ».

Attaf a rappelé dans ce sens ce qu’a fait en mars 1955 Milan Bašić, qui a pris la barre du navire « Dina » qui transportait une importante cargaison d’armes, de munitions et de matériel de guerre destinés à la révolution algérienne.

« Ce patrimoine historique commun mérite aujourd’hui toute notre gratitude et notre reconnaissance », a indiqué Ahmed Attaf, assurant que les deux pays vont aller de l’avant pour explorer les opportunités de coopération et de partenariat dans divers domaines.

Le ministre algérien a fait savoir qu’il a passé en revue avec son homologue bosniaque « les perspectives prometteuses de la coopération bilatérale dans de nombreux domaines vitaux », tels que l’énergie, les mines, l’industrie, la pharmacie, l’agriculture et les start-ups.

Attaf a assuré son vis-à-vis de la volonté de l’Algérie de poursuivre et d’intensifier la collaboration afin de transformer ces perspectives en « projets concrets ».

Des perspectives prometteuses pour la relation Algérie-Bosnie

La responsabilité qui incombe aujourd’hui aux gouvernements des deux pays, a poursuivi le chef de la diplomatie algérienne, consiste à mettre en place le cadre juridique et réglementaire nécessaire au développement de la coopération bilatérale, et ce, en orientant et en concentrant les efforts sur plusieurs axes.

Au niveau diplomatique et institutionnel, l’Algérie se réjouit d’accueillir l’ambassade de Bosnie-Herzégovine, après qu’elle a ouvert une ambassade à Sarajevo en 2022.

Les deux ministres ont aussi souligné la « nécessité urgente » de créer une commission intergouvernementale chargée d’organiser les relations de coopération entre les deux pays et de définir les priorités de leur développement, ainsi qu’un conseil d’affaires conjoint chargé de cadrer l’interaction entre les acteurs économiques des deux pays.

Ils ont aussi souligné l’importance d’activer le mécanisme de consultations politiques, « une nécessité absolue dans un contexte international marqué par de fortes turbulences et une grande instabilité ».

Les efforts devraient aussi être orientés, a indiqué Attaf, au niveau juridique, par l’enrichissement du cadre réglementaire des relations bilatérales, ainsi qu’au niveau humain, « dans le but de valoriser les liens historiques et culturels » entre les deux pays et de renforcer la coopération entre des domaines comme l’enseignement supérieur, le tourisme, les médias et les archives, ainsi que les jumelages entre les villes des deux pays.

Ahmed Attaf et Elmedin Konaković ont, en outre, échangé leurs points de vue sur certaines questions internationales, dont l’évolution des crises au Moyen-Orient et dans le Golfe et les développements de la guerre en Ukraine.

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