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France : l’extrême-droite revendique une première victoire contre Imane Khelif

Par Rafik Tadjer4 min de lecture
France : l’extrême-droite revendique une première victoire contre Imane Khelif
Résumé IA

L'extrême-droite française revendique une victoire après le report de l'inauguration d'une salle de sport nommée en l'honneur d'Imane Khelif au lycée Arnaud Beltrame de Meyzieu, près de Lyon.

La direction du lycée avait décidé de baptiser cette salle du nom de la boxeuse algérienne championne olympique, symbole de détermination et d'égalité. L'inauguration était prévue pour le 7 mai, suite à un vote des élèves et enseignants.

Sous la pression du courant anti-algérien, le vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Philippe Meunier a annoncé le report de cette inauguration le 29 avril. Une décision finale sera prise le 23 juin en conseil d'administration.

Idir Boumertit, maire LFI de Vénissieux, a dénoncé cette décision comme une capitulation face aux obsessions xénophobes de l'extrême-droite, rappelant qu'Imane Khelif subit un harcèlement depuis les Jeux olympiques de Paris 2024.

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L’extrême-droite crie à “une première victoire”. La dénomination d’une salle de sport portant le nom d’Imane Khelif, dans un lycée de Lyon, a été reportée sous la pression du courant anti-algérien. Une décision finale sera prise le 23 juin.

En hommage à la boxeuse algérienne championne olympique en titre, “symbole de détermination et d’égalité”, la direction du lycée du lycée Arnaud Beltrame de Meyzieu, près de Lyon, a décidé de baptiser de son nom une salle de sport au sein de l’établissement.

L’inauguration était prévue pour le 7 mai. Le choix de la championne algérienne a été fait lors d’un voté réunissant les élèves et les enseignants du lycée.

Imane Khelif est la cible de l’extrême-droite mondiale depuis les Jeux olympiques de Paris 2024.

Les extrémistes en France ont une raison supplémentaire de la dénigrer : sa nationalité algérienne.

La nouvelle a très vite suscité une levée de boucliers parmi le courant anti-algérien qui a fini par obtenir le report de l’inauguration.

La décision a été prise et annoncée mercredi 29 avril par le vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Philippe Meunier, du parti de Bruno Retailleau.

Imane Khelif dans le viseur de l’extrême-droite française

“Informé dimanche de cette initiative INTERNE au lycée Arnaud Beltrame Meyzieu, j’ai effectivement déjà fait le nécessaire pour que cette opération soit immédiatement bloquée”, a écrit le responsable sur X, soulignant que la région et la France “ne manquent pas de champions olympiques exemplaires”.

Une annonce qui réjouit les détracteurs de la championne algérienne. ”Première victoire”, a tweeté la présidente du groupe RN à la Métropole de Lyon, Tiffany Joncour. “Mais rien n’est réglé, tempère-t-elle, un vote est prévu en conseil d’administration le 23 juin”.

“Ne lâchons rien et mobilisons-nous pour l’empêcher”, conclut l’élue du Rassemblement national.

Idir Boumertit dénonce des « obsessions xénophobes »

L’affaire a rapidement suscité d’autres réactions. Idir Boumertit, maire LFI de Vénissieux dans la région lyonnaise, a critiqué la décision de la Région Auvergne-Rhône-Alpes qui « ose dire qu’il faudrait privilégier des personnalités françaises… »

« Donc les valeurs du sport et l’égalité femmes-hommes auraient des frontières ? Sous pression, inauguration repoussée, décision remise en cause. Depuis quand l’extrême droite dicte aux élèves et aux enseignants leurs choix pédagogiques ? », s’est-il interrogé.

L’élu rappelle que c’est la « même extrême droite qui s’acharne depuis des mois dans un harcèlement sexiste contre Imane Khelif ». « Tout ça parce qu’une femme, athlète, et Algérienne, dérange leurs obsessions xénophobes », déplore-t-il.

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