Abdelmadjid Meskoud, l’inoubliable voix de Ya Dzayer Ya Aâssima s’éteint à 73 ans

Abdelmadjid Meskoud, légende du chaâbi algérien, est décédé à 73 ans après une longue maladie.
Né le 31 mars 1953 à El Hamma (Belcourt), Meskoud s'est passionné très jeune pour la musique et le théâtre. Autodidacte, il s'inspire de Cheikh M'hamed El Anka et Cheikh El Hasnaoui, tout en admirant les chanteurs français comme Brel et Piaf.
En 1989, il connaît la consécration avec « Ya Dzayer Ya El Assima » (Ô Alger la capitale), chanson nostalgique inspirée par la démolition de son quartier natal. Le tube le propulse sur tous les plateaux de télévision et les ondes radio.
Il participe ensuite au projet musical El Gusto avec d'autres chanteurs chaâbi, donnant naissance en 2011 à un film documentaire. Un AVC en 2016 met fin à sa carrière. Il laisse un répertoire riche incluant « Yazine el ghali », « Ouled el houma » et « Belcourt ».
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TSA Algérie
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Le monde de la musique et de la chanson Chaâbi est en deuil en Algérie. Abdelmadjid Meskoud vient de nous quitter des suites d’une longue maladie. Artiste populaire, Meskoud était très apprécié pour sa bonhomie, sa simplicité et ses chansons nostalgiques.
L’une des voix algériennes les plus marquantes du châabi moderne vient de s’éteindre à 73 ans. Le célèbre interprète de « Ya Dzayer Ya El Assima » (Ô Alger la capitale), tube qui l’avait propulsé au-devant de la scène en 1989, laisse un souvenir mémorable chez ses nombreux fans.
Enfant d’El Hamma
Abdelmadjid Meskoud a vu le jour le 31 mars 1953 dans le quartier populaire d’El Hamma (Belcourt). Très tôt, il est attiré par la musique et le théâtre. Il gratte sa guitare en solo composant des chansons et intègre des petites troupes théâtrales algéroises, notamment celle pilotée par Hassan Hassani.
L’artiste autodidacte a la musique dans le sang. Il se nourrit des chansons de Cheikh M’hamed El Anka et Cheikh El Hasnaoui. Véritable mélomane, il est également féru de la chanson française : Brel, Ferré, Piaf, Brassens.
Abdelmadjid anime des cérémonies de mariage et participe à des galas populaires.
Le tube de 1989 et la mythique chanson Ya Dzayer Ya El Assima
Jusque-là inconnu du grand public, le chanteur amateur renverse soudain la vapeur en 1989, électrisant le public avec sa nouvelle chanson Ya Dzayer Ya El Assima ‘Ô Alger la capitale’.
Le texte lui a été inspiré après la démolition d’une partie de son quartier natal d’El Hamma pour d’autres projets urbains.
La chanson est traversée par un lamento de nostalgie qui touche le public en plein cœur. L’artiste à la veste Shanghai est invité sur tous les plateaux de télévision. Sa chanson tourne en boucle sur les ondes de la radio. Le public en redemande encore et encore. C’est la consécration.
El Gusto
Dans la foulée, l’enfant d’El Hamma participe au projet musical EL Gusto, initié par la réalisatrice Safina Bousbia, autour d’une belle brochette d’anciens chanteurs Chaâbi. Cette aventure musicale a été couronnée par la sortie, en 2011, d’un film documentaire ‘El Gusto’.
En 2016, Abdelmadjid Meskoud est victime d’un AVC qui l’oblige à mettre fin à sa carrière au grand dam de ses admirateurs.
Le chanteur amoureux d’Alger laisse derrière lui un joli répertoire de chansons Chaâbi : ‘Ya Dzayer Ya El Assima’, ‘Yazine el ghali, ‘Ouled el houma’, ‘Belcourt’, ‘Choufou choufou’… Ses refrains et ses textes aux accents algérois continueront de perpétuer sa mémoire.