Un enfant porté disparu retrouvé mort : l’Algérie sous le choc

Un enfant de 4 ans, Abderrahmane, porté disparu pendant quatre jours à Chorfa, dans la wilaya de Chlef, a été retrouvé mort vendredi 10 octobre près du domicile de ses parents; les premiers éléments, relayés par des témoins mais non confirmés officiellement, évoquent un meurtre au vu des mutilations constatées. L’affaire a provoqué un vif émoi national et de nombreuses réactions en ligne appelant à l’application de la peine de mort, alors que l’Algérie applique un moratoire sur cette peine depuis environ trente ans (dernière exécution en 1993). Cette tragédie fait écho à l’affaire très médiatisée de Maroua, 12 ans, disparue puis retrouvée assassinée à Constantine en juin dernier.
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TSA Algérie
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Toute l’Algérie est choquée par un nouvel enlèvement d’enfant suivi de meurtre. Disparu pendant 4 jours dans la localité de Chorfa, wilaya de Chlef, l’enfant Abderrahmane, 4 ans, a été découvert mort vendredi 10 octobre, non loin du domicile de ses parents.
Pendant plusieurs jours, ses parents ont multiplié les appels sur les réseaux sociaux pour aider à retrouver le petit enfant. Les autorités de la localité, aidées par les habitants, ont multiplié les opérations de recherche dans les environs du domicile familial, ratissant le moindre recoin.
Les recherches sont demeurées vaines jusqu’à vendredi 9 octobre, lorsque le corps sans vie de l’enfant a été découvert abandonné dans un endroit isolé. Selon les premières constatations, partagées par des témoins sur les réseaux sociaux mais non confirmées par une source officielle, il s’agirait d’un meurtre au vu des mutilations subies par le corps de la victime.
Un nouvel enlèvement et meurtre d’enfant jette l’émoi en Algérie
La nouvelle a jeté l’émoi parmi la population de toute la région et dans toute l’Algérie.
Comme à chaque enlèvement d’enfant suivi de meurtre, nombreux ces dernières années en Algérie, de nombreux internautes ont exprimé leur indignation et signifié que seule l’application de la peine de mort permettra de lutter efficacement contre ce fléau.
L’Algérie applique un moratoire sur la peine de mort depuis une trentaine d’années. La dernière exécution remonte à 1993.
En juin dernier, toute l’Algérie était tenue en haleine pendant un mois à la suite de la disparition à Constantine de la collégienne Maroua, 12 ans. Le corps sans vie de l’adolescente a finalement été découvert dans un bois non loin de la ville. Selon la justice, il s’agissait d’un assassinat.