Économie

Réduction des importations : l’Algérie cherche des alternatives

Par Ali Idir4 min de lecture
Réduction des importations : l’Algérie cherche des alternatives
Résumé IA

L'Algérie renforce ses contrôles sur les importations et cherche des alternatives durables pour réduire sa facture commerciale.

La Banque d'Algérie a imposé jeudi la domiciliation bancaire préalable à toutes les opérations d'importation. Les banques ne doivent pas régler les factures non domiciliées auparavant.

La facture des importations a bondi de 28% au premier semestre 2025, atteignant 30 milliards de dollars. Le gouvernement oriente les investissements vers les secteurs déficitaires pour développer la production nationale.

Le ministre du Commerce extérieur Kamel Rezig et le directeur de l'AAP Omar Rekkache ont coordonné les efforts. L'objectif triple est de réduire les importations, préserver les réserves de change et renforcer la compétitivité locale.

T

Publié par

TSA Algérie

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

L’Algérie continue de prendre des mesures pour renforcer les contrôles sur les importations et réduire la facture des achats de produits à l’étranger, tout en cherchant des alternatives durables.

Jeudi, et comme TSA l’a révélé, la Banque d’Algérie a imposé la domiciliation bancaire préalable à toutes les opérations d’importations de marchandise. A défaut, les banques ont reçu de l’ordre de ne pas procéder au règlement des factures non domiciliées auparavant.

« Dans le cadre du renforcement du système de contrôle des opérations du commerce extérieur, du suivi des flux financiers internationaux et de la gestion des risques liés aux opérations d’importation, la Banque d’Algérie a publié une note à l’attention des banques stipulant que toute opération d’importation de marchandises est désormais soumise à la domiciliation bancaire préalable, et ce, avant tout envoi de marchandises par le fournisseur étranger », a indiqué le régulateur dans un communiqué publié jeudi.

Toutefois, le gouvernement ne se contente pas de mesures administratives à l’efficacité peu évidente. Il cherche des alternatives durables aux produits importés.

Orienter les investissements

Le même jour, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations Kamel Rezig a tenu une réunion de coordination avec le directeur de l’Agence algérienne de la promotion de l’investissement (AAP) Omar Rekkache, avec la participation des cadres des deux parties.

Au menu : l’épineux problème des importations dont la facture a bondi de 28% durant le premier semestre 2025 pour s’établir à 30 milliards de dollars contre 49 milliards pour l’ensemble de l’année 2024.

« Cette réunion a été consacrée à l’étude des mécanismes permettant d’orienter les investissements vers les secteurs qui connaissent une hausse de la facture des importations, et au renforcement des politiques de substitution aux importations, conformément aux orientations économiques de l’État visant à soutenir la production nationale et à réduire la dépendance aux marchés étrangers », a indiqué l’AAPI dans un communiqué.

Un triple objectif

Rezig et Rekkache ont abordé les moyens à déployer afin « d’attirer des investissements productifs et de les orienter vers les secteurs prioritaires, notamment ceux qui ont de réelles capacités à répondre aux besoins du marché national et à créer de la valeur ajoutée, tout en œuvrant à accroître les taux d’intégration locale et à renforcer la compétitivité des produits nationaux », a ajouté la même source.

Tout en durcissant l’acte d’importation, le gouvernement cherche aussi d’autres issues afin de réduire les importations pour attirer des investissements et éviter des pénuries du fait du renforcement du contrôle sur le commerce extérieur.

L’objectif est triple : réduire les importations et la dépendance aux marchés étrangers, préserver les réserves de change et développer la production nationale.

Voir sur le site source