Sahara occidental : l’Algérie clarifie sa position sur les négociations Maroc-Polisario

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a clarifié dimanche la position de l'Algérie sur le conflit du Sahara occidental en trois points.
Alger soutient les négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario, sous l'égide conjointe de l'ONU et des États-Unis.
L'Algérie y participe uniquement en tant qu'observatrice et pays voisin, au même titre que la Mauritanie — et non comme partie au conflit, contrairement aux tentatives de Rabat de l'impliquer davantage.
Attaf a exprimé le souhait d'une solution « juste, durable et définitive » garantissant le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l'ONU.
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Le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf a exprimé ce dimanche la position de l’Algérie sur le conflit du Sahara occidental et les négociations entre le Maroc et le Front Polisario.
Dans le discours qu’il a prononcé lors de la célébration de la Journée de l’Afrique au siège de son département à Alger, le chef de la diplomatie algérienne a levé définitivement le voile sur la position algérienne sur les négociations entre les deux parties en conflit au Sahara occidental, sous l’égide des États-Unis. En trois points, il a recadré Rabat.
Premier point, Ahmed Attaf a rappelé que concernant la question du Sahara occidental, les récents développements confirment la « pertinence des revendications et des efforts déployés au cours des cinq dernières décennies par l’Algérie qui a toujours plaidé pour des négociations directes entre les deux parties au conflit : le Royaume du Maroc et le Front Polisario ».
L’Algérie, a-t-il ajouté, salue « favorablement » le processus de négociation lancé en début d’année, sous l’égide conjointe des Nations unies et des États-Unis.
Sahara occidental : les mises au point d’Ahmed Attaf
Deuxième point, le chef de la diplomatie algérienne a rappelé quel est le statut de l’Algérie dans ces négociations. « L’Algérie, à l’instar de la Mauritanie, pays frère, participe à ce processus en tant que pays voisin des parties au conflit et en tant qu’observatrice du processus politique visant à rapprocher ces deux parties », a rappelé Ahmed Attaf à l’adresse notamment de Rabat qui n’a pas réussi, malgré ses manœuvres et ses soutiens occidentaux, à impliquer Alger dans ce processus.
Troisième et dernier point, Ahmed Attaf a assuré que l’Algérie espère « sincèrement » et avec « ferveur » que ces négociations directes entre les deux parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario, aboutiront à une « solution juste, durable et définitive à la question du Sahara occidental, d’une manière qui garantisse le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies, y compris la plus récente résolution 2797 du Conseil de sécurité, et qui contribue à créer les conditions et les fondements du rétablissement de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans toute la région du Maghreb. »