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Médecine, tourisme, biodiversité : l’Algérie implique des experts de sa diaspora

Par Célia Achour7 min de lecture
Médecine, tourisme, biodiversité : l’Algérie implique des experts de sa diaspora
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L'Algérie mobilise sa diaspora pour renforcer ses secteurs clés : médecine, tourisme et biodiversité.

À l'occasion de la Journée internationale de la biodiversité, la ministre Kaoutar Krikou a annoncé la création d'un musée national environnemental et l'implication d'experts de la diaspora dans la stratégie nationale 2025-2030.

Six membres de la diaspora ont été désignés pour le Forum des compétences algériennes en environnement. Trois viennent de France, un de Hongrie, un des États-Unis et un d'Irlande.

Parmi eux figurent Lilia Benzerara (30 ans, doctorante en agroécologie) et Wafa Hechaichi (32 ans, ingénieure en environnement marin), toutes deux franco-algériennes engagées dans la protection de la biodiversité et du littoral algériens.

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Après le tourisme, la médecine, l’environnement : l’Algérie multiplie les initiatives pour impliquer sa diaspora dans le développement du pays et tirer profit de ses compétences basées à l’étranger.

À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité, la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie Kaoutar Krikou a annoncé de nouvelles mesures notamment la création d’un musée et l’implication d’experts de la diaspora dans la stratégie nationale dédiée à la biodiversité.

Ce samedi 23 mai a eu lieu la rencontre internationale appelée « Algérie… diversité écologique », à Alger, afin de célébrer la Journée internationale de la biodiversité sous le slogan « l’action locale à impact mondial ».

À cette occasion, Kaoutar Krikou a annoncé les nouvelles mesures prises pour promouvoir la diversité biologique en Algérie.

Plusieurs ministres et représentants algériens et étrangers étaient présents, dont Sid Ali Zerrouki, ministre de la Poste et des Télécommunications, Mustapha Hidaoui, ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Zoheir Bouamama, ministre de la Communication, ainsi que le ministre-wali d’Alger, Mohamed Abdenour Rabeh.

Photo : Célia Achour – TSA

Photo : Célia Achour – TSA

Lors de son discours, Mme Krikou a souligné l’engagement de l’Algérie à respecter les conventions internationales. Dans cette dynamique, elle a annoncé « le lancement de sa stratégie et de son plan national pour la biodiversité 2025-2030, en cohérence avec le Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité ».

Elle a fait plusieurs annonces, notamment la création du premier Musée national environnemental de la biodiversité, dédié au patrimoine biologique national. « Afin de renforcer les efforts nationaux en matière de biodiversité (…) à travers le secteur de l’Environnement et de la Qualité de vie », a-t-elle dit.

Elle a également annoncé « l’implication de la diaspora nationale spécialisée dans l’accompagnement et l’enrichissement des projets environnementaux, contribuant à une réelle approche participative du développement durable ». Et dans cette même optique, “la création du Forum des compétences algériennes dans le domaine de l’environnement”, a indiqué la ministre. Celui-ci implique les membres de la diaspora.

La coordination communautaire, à l’échelle locale, nationale et internationale, est devenue une nécessité pour garantir l’efficacité de la protection de nos systèmes écologiques et assurer notre sécurité de développement durable”, a soutenue Kaoutar Krikou.

Le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaïb, était présent à cette rencontre.

Les membres de la diaspora impliqués

Six membres de la diaspora ont été désignés pour faire partie de ce Forum. Ils ont été choisis parce qu’ils sont spécialisés dans l’accompagnement et l’enrichissement des projets environnementaux, selon la ministre. Trois viennent de France, le quatrième de Hongrie, le cinquième es États-Unis et le sixième d’Irlande.

Photo : Célia Achour – TSA

Parmi lesquels figure la Franco-Algérienne Lilia Benzerara, âgée de 30 ans et doctorante spécialisée en agroécologie, en politique agricole et en anthropologie, travaille actuellement sur “les pratiques agroécologiques qui permettent de promouvoir la biodiversité dans l’Europe de l’Ouest, la Méditerranée et en Algérie”.

Le rôle de la communauté nationale basée à l’étranger est d’œuvrer à la préservation et à l’amélioration de la biodiversité en Algérie. « Nous allons échanger sur les solutions possibles pour améliorer la biodiversité en Algérie », a-t-elle confié à TSA.

Mon terrain de recherche est l’Algérie, et j’aimerais continuer à sensibiliser et à accompagner les acteurs sur le terrain, notamment les associations”, a ajouté la doctorante.

Wafa Hechaichi, Franco-Algérienne de 32 ans, diplômée en ingénierie en environnement marin, travaille actuellement sur des projets en lien avec la protection et la restauration des milieux naturels, des zones humides et du littoral. Elle fait partie du groupe des six.

C’est un honneur pour moi de représenter la diaspora. Mon rôle est de transmettre mon savoir-faire et les compétences que j’ai acquises à l’étranger pour le développement de mon pays”, a-t-elle dit à TSA.

Wafa Hechaichi veut contribuer en tant que membre issue de la diaspora au « développement de mon pays, dans le domaine de la biodiversité, du littoral et du développement durable ».

L’Algérie continue ainsi de mobiliser sa diaspora dans des projets précis. Lors du salon du tourisme (Sitev 2026) d’Alger (18-21 mai), des influenceurs algériens basés à l’étranger ont été invités afin de mieux promouvoir la destination Algérie. Une semaine avant, à New York, le Consulat d’Algérie a réuni le 9 mai les cerveaux algériens dans le domaine de la médecine aux États-Unis.

Nouveau timbre postal

À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité, un nouveau timbre postal a été inauguré par le ministère de l’Environnement et celui de la Poste et des Télécommunications. Celui-ci représente un addax. Cette espèce est connue pour être l’antilope la mieux adaptée aux climats désertiques et est adaptée aux conditions les plus difficiles.

Photo : Célia Achour – TSA

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