Barrot tacle Retailleau sur l’Algérie : « le bras de fer a échoué »

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a critiqué ouvertement la politique algérienne de son ex-collègue Bruno Retailleau.
Lors d'une audition à l'Assemblée nationale le 26 mai, Barrot a déclaré que « le bras de fer a été tenté » avec Alger et « n'a pas produit les effets escomptés ».
Il a souligné que cette politique de confrontation avait abouti à « zéro résultat » sur la question migratoire, paralysant toute coopération bilatérale.
Depuis la visite du ministre Nunez à Alger en février 2025, la coopération migratoire et sécuritaire a repris, et l'Algérie a recommencé à délivrer des laissez-passer consulaires.
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TSA Algérie
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Les relations franco-algériennes renouent après près de deux ans d’une crise inédite marquée des attaques inédites de la part de la droite et de l’extrême droite contre l’Algérie.
Ce réchauffement contrarie les desseins des partisans de la rupture avec l’Algérie qui ne nourrissent électoralement de cette crise. Parmi les figures du courant anti-algérien en France, il y a Bruno Retailleau.
A la tête du ministre de l’Intérieur de septembre 2024 à octobre 2025, le chef des Républicains a mené un bras de fer avec Alger sur les questions migratoires et l’affaire Boualem Sansal. Une politique qui a conduit les relations entre les deux pays dans l’impasse, provoquant le blocage total de toutes les coopérations y compris sécuritaire.
Avec le dégel, les attaques contre Bruno Retailleau et sa politique qui n’a produit aucun résultat, se multiplient. La dernière en date est venue du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
« Il y a des désaccords sur la méthode poursuivie. Il se trouve que dans les temps récents, le bras de fer a été tenté, et il n’a pas produit les effets escomptés », a constaté le chef de la diplomatie française lors de son audition à l’Assemblée nationale mardi 26 mai.
Algérie – France : Jean-Noël Barrot règle ses comptes avec Bruno Retailleau
D’autant que depuis la visite à Alger du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez en février dernier, les deux pays ont repris la coopération migratoire et sécuritaire, après plusieurs mois d’arrêt. L’Algérie a repris la délivrance des laissez-passer consulaires pour le rapatriement de ses ressortissants en situation irrégulière.
« Des ministres [français] se sont rendus sur place, des ministres algériens vont venir en France pour tenir un dialogue franc et exigeant afin d’obtenir des résultats », a enchaîné Jean-Noël, en réponse à ceux qui réclament la poursuite du bras de fer avec l’Algérie, malgré l’échec de cette politique.
Et pour enfoncer le clou, le chef de la diplomatie française a assuré que des « résultats commencent à être obtenus notamment sur la question migratoire », en rappelant que « le bras fer a conduit à une politique de zéro dans ce domaine ».
Bruno Retailleau est le principal artisan d’une première tentative de dégel des relations franco-algériennes menée par Jean-Noël Barrot en avril 2025. Alors ministre de l’Intérieur, le chef des Républicains avait critiqué publiquement la démarche de son collègue des Affaires étrangères.