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Médecins, enseignants… l’Algérie encadre strictement le cumul d’activités public-privé

Par Ali Idir3 min de lecture
Médecins, enseignants… l’Algérie encadre strictement le cumul d’activités public-privé
Résumé IA

L'Algérie encadre strictement le cumul d'activités public-privé pour les médecins, enseignants et chercheurs.

Une autorisation écrite de l'employeur est obligatoire. Le demandeur doit préciser l'organisme d'accueil, la nature, la durée et le lieu de l'activité.

Cinq années d'ancienneté professionnelle sont requises, sauf exception pour certaines wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux.

Les médecins ne peuvent travailler dans le privé que dans leur wilaya d'exercice ou une wilaya limitrophe. Un seul organisme public ou privé est autorisé par personne.

L'employeur doit déclarer au fisc et à la sécurité sociale les personnes autorisées à exercer dans le privé.

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L’Algérie encadre strictement l’exercice d’une activité lucrative, à titre privé, par les enseignants de l’enseignement supérieur, les chercheurs et les praticiens médicaux spécialistes. Le cumul d’activités est désormais réglementé.

Les règles sont contenues dans un décret exécutif qui a été publié au dernier Journal officiel (n° 38). D’abord, ces fonctionnaires doivent obtenir une autorisation écrite de la part de leur employeur, en fournissant la « dénomination de l’organisme d’accueil et de son activité, la nature et la durée de l’activité et le lieu d’exercice de l’activité. »

Seuls les fonctionnaires justifiant de « cinq années d’ancienneté professionnelle dans l’un des corps des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires, des enseignants-chercheurs, des chercheurs permanents et des praticiens médicaux spécialistes de santé publique » sont autorisés au cumul d’activités.

Une exception est accordée toutefois à ceux qui exercent dans certaines wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux, « peuvent être autorisés à exercer une activité lucrative, à titre privé, dès leur nomination et/ou leur titularisation », selon le décret exécutif signé par le Premier ministre Sifi Ghrieb.

Les médecins et les enseignants

Le texte précise les activités lucratives pouvant être exercées, à titre privé, par les fonctionnaires : l’expertise, l’étude, le conseil, la recherche, le développement, l’innovation, ainsi que les activités médicales, chirurgicales et de soins médicaux.

Le gouvernement interdit désormais aux médecins et autres chercheurs universitaires d’exercer une activité lucrative, à titre privé, pour le compte de plusieurs organismes. Un seul organisme public ou privé est autorisé. Cette activité doit être exercée « exclusivement » en Algérie. Pour les médecins, ils sont autorisés à travailler dans le privé, mais « uniquement dans la limite du territoire de leur wilaya d’exercice ou, le cas échéant, d’une wilaya limitrophe située à proximité de leur lieu d’exercice. »

L’exercice d’une activité lucrative à titre privé « ne doit en aucun cas porter atteinte » au fonctionnement normal et au rendement de l’organisme employeur ou donner lieu à « l’utilisation des biens et des moyens de l’organisme employeur, quelle que soit leur nature ».

Pour mettre fin à l’informel qui règne dans ce domaine, le gouvernement oblige l’organisme employeur à déclarer au fisc et à la sécurité sociale, les personnes ayant obtenu une autorisation pour exercer dans le privé.

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