Aïd el-Adha dans le Rhône : des moyens d’abattage très en deçà de la demande

La région Rhône manque cruellement de capacités d'abattage pour l'Aïd el-Adha.
La population musulmane du Rhône compte environ 300 000 personnes, soit 60 000 à 75 000 familles. Si 25 % accomplissent le sacrifice rituel, la demande atteindrait 15 000 à 20 000 ovins.
Le département ne dispose que de deux abattoirs : un permanent à Saint-Romain-de-Popey et un provisoire à Givors. Leur capacité combinée n'atteint que 1 200 ovins sur deux jours, couvrant moins de 10 % de la demande.
Cet écart pousse les fidèles vers l'abattage clandestin malgré les campagnes de sensibilisation. Les autorités doivent renforcer les capacités autorisées avec des dispositifs temporaires supplémentaires respectant les normes sanitaires et réglementaires.
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TSA Algérie
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CONTRIBUTION. Dans le Rhône (Sud-est de la France), la population musulmane est estimée à environ 300 000 personnes, soit 60 000 à 75 000 familles. En supposant que 25% d’entre elles souhaitent accomplir le sacrifice rituel de l’Aïd al-Adha, la demande peut être évaluée entre 15 000 et 20 000 ovins.
Or, le département ne dispose actuellement que de deux abattoirs, l’un pérenne situé à Saint-Romain-de-Popey et l’autre provisoire à Givors. Leur capacité cumulée s’élève à environ 1 200 ovins sur les deux jours de l’Aïd al-Adha.
Ainsi, l’offre locale d’abattage ne couvre même pas 10 % de la demande estimée. Cet écart considérable contribue largement à la persistance des abattages clandestins, malgré les efforts de sensibilisation menés par les autorités et les acteurs du culte.
Dispositifs temporaires
Il apparaît dès lors nécessaire que les pouvoirs publics prennent pleinement la mesure de cette situation en renforçant les capacités d’abattage autorisées lors de l’Aïd al-Adha, notamment par la mise en place de dispositifs temporaires supplémentaires lorsque les conditions sanitaires et réglementaires le permettent.
Cette situation appelle une réflexion concertée entre les services de l’État, les collectivités territoriales, les gestionnaires d’abattoirs et les représentants du culte musulman afin d’identifier des solutions durables et adaptées aux besoins du territoire.
Les imams et les responsables religieux ont également un rôle essentiel à jouer dans l’accompagnement des fidèles et la promotion de solutions conformes au cadre réglementaire, notamment le recours à l’abattage par délégation ou par substitution.
*Recteur de la mosquée de Villeurbanne