Titre de séjour en France : une Algérienne obtient 1.000 € après un retard

Une Algérienne a obtenu 1 000 euros de dommages-intérêts contre la préfecture des Hauts-de-Seine pour retard dans la délivrance de son titre de séjour.
La femme, âgée de 34 ans, a demandé le renouvellement de son certificat de résidence en mars 2025. La préfecture n'a pas fourni de récépissé ou d'attestation de prolongation, seulement une confirmation de dépôt.
Elle a saisi la justice administrative en référé en décembre 2025 pour obtenir un document provisoire lui permettant de travailler. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a statué le 3 juin 2026, après qu'elle ait reçu son certificat en mars 2026.
Le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros pour compenser les frais d'avocat engagés face au retard administratif.
Titres de séjour, accord franco-algérien de 1968 : les vérités de Me Megherbi
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TSA Algérie
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Les préfectures françaises collectionnent les condamnations judiciaires dans des affaires liées à la délivrance de titres de séjour aux ressortissants algériens.
Dans les Hauts-de-Seine, une Algérienne vient d’obtenir une réparation financière pour le retard mis par la préfecture dans la délivrance du document.
La requérante, âgée de 34 ans, a renouvelé plusieurs fois par le passé son certificat de résidence. Mais elle a eu quelques soucis pour la demande qu’elle a introduite en mars 2025, deux mois avant l’expiration de son titre.
La préfecture des Hauts-de-Seine ne lui a pas délivré un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction afin de lui permettre de pouvoir continuer à travailler.
Elle n’a reçu qu’une simple confirmation de dépôt. Devant la lenteur de l’administration, elle a saisi la justice administrative en référé, vu l’urgence de sa situation.
Retard de certificat de résidence : une Algérienne obtient 1000 euros
Le 10 décembre 2025, son avocat, Me Fayçal Megherbi, spécialisé du droit des étrangers, a introduit un référé « mesures utiles » afin d’enjoindre à la préfecture de lui délivrer un document provisoire pour pouvoir notamment travailler.
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a statué le 3 juin 2026. Entre-temps, en mars 2026, la requérante avait reçu un certificat de résidence algérien d’une durée de 10 ans.
Dans son ordonnance de référé, le tribunal a constaté que la requête avait perdu son objet puisque la plaignante à reçu son certificat de résidence.
En conséquence, il a prononcé un non-lieu, non sans sanctionner toutefois le retard de l’administration. L’État a ainsi été condamné à verser à la requérante la somme de 1 000 euros qui compense une partie des frais d’avocat engagés pour contraindre la préfecture à agir.