Énergie : en pleine reconstruction, la Syrie se tourne vers l’Algérie

La Syrie, en reconstruction après sa guerre civile, sollicite l'expertise algérienne en matière d'énergie et d'hydrocarbures.
Le ministre syrien des Affaires étrangères Assaad Hassan al Chaibani a visité l'Algérie le 4 juin pour discuter de coopération énergétique avec le président Tebboune et d'autres responsables algériens.
La Syrie souhaite bénéficier de l'expérience algérienne en exploration pétrolière, réhabilitation de forages et amélioration de l'électricité, ainsi que du transfert de technologies modernes.
En juin 2025, le président Tebboune a envoyé une équipe Sonelgaz en Syrie pour évaluer le secteur électrique et proposer un plan d'action détaillé pour la production, le transport et la distribution d'électricité.
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L’Algérie possède une grande expérience dans l’exploitation des hydrocarbures et son expérience en la matière est de plus en plus demandée.
Après les pays du Maghreb et du Sahel, la Syrie, en pleine reconstruction après une longue guerre civile, est aussi intéressée par l’assistance de l’Algérie pour mieux exploiter ses ressources.
“L’Algérie est un repère en matière d’énergie”
En visite en Algérie jeudi 4 juin, le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad Hassan al Chaibani, a exprimé la volonté de son pays de bénéficier de l’expérience algérienne.
M. Al Chaibani a été reçu par le président de la République Abdelmadjid Tebboune et plusieurs autres responsables algériens, dont son homologue Ahmed Attaf, et les ministres des Hydrocarbures, de l’Intérieur et des Mines.
Parmi les questions abordées par le chef de la diplomatie syrienne avec les hauts responsables algériens, figure la coopération dans le domaine de l’énergie.
“L’Algérie est un repère en matière d’énergie, et notre grande priorité en Syrie, c’est l’énergie”, a-t-il déclaré.
Selon Chaibani, la Syrie, qui est “aussi un pays pétrolier”, a réalisé certaines avancées dans ce domaine mais elle veut également bénéficier de l’expérience algérienne dans l’énergie et “consolider les partenariats dans l’exploration, la réhabilitation des forages et l’amélioration de l’électricité”.
“Nous voulons transférer les technologies et les techniques modernes vers la Syrie”, a-t-il ajouté.
L’Algérie a volé au secours de l’électricité syrienne après la guerre civile
En juin 2025, six mois après la fin de la guerre dans ce pays du Moyen-Orient, le président Tebboune a ordonné d’envoyer en Syrie une équipe de cadres, d’experts et de techniciens du groupe Sonelgaz avec comme mission d’ “évaluer la situation du secteur électrique syrien sur le terrain, à identifier les défis auxquels il est confronté et à proposer un plan d’action détaillé pour soutenir les capacités de production, de transport et de distribution d’électricité, ainsi que pour maintenir les réseaux et équipements électriques vitaux”.
Mohamed Arkab avait exprimé à son homologue syrien la disponibilité de l’Algérie à accueillir une équipe de techniciens syriens dans le cadre d’un programme de formation spécialisée organisé par les instituts de Sonelgaz dans les domaines de l’électricité et du gaz. Les deux ministres avaient convenu d’étendre la coopération à d’autres domaines, comme les hydrocarbures, les mines et les énergies renouvelables.
L’Algérie apporte également son assistance dans le domaine énergétique aux pays du Sahel, comme le Niger où une centrale électrique offerte par l’Algérie a été inaugurée cette semaine.
Fin mai dernier, un projet de réalisation d’une centrale de 1400 mégawatts en Tunisie a été discuté à l’occasion de la visite en Algérie du PDG de la STEG, la compagnie tunisienne d’électricité.
Fin mars dernier, l’Algérie a lancé Sonelgaz International destinée à mener des projets énergétiques à l’étranger.