L’Algérie soumet les exportations hors-hydrocarbures à une nouvelle obligation

L'Algérie impose une nouvelle obligation aux traders exportant des produits hors-hydrocarbures.
À partir du 1er juillet 2026, les exportateurs non producteurs doivent présenter une autorisation écrite de l'entreprise productrice pour chaque opération d'exportation.
Cette mesure vise à combattre la sous-facturation et le non-rapatriement des devises, problèmes dénoncés à plusieurs reprises par le président de la République.
Les exportateurs de produits agricoles sont exemptés de cette obligation.
Publié par
TSA Algérie
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
Veuillez vous abonner ou vous connecter avec votre compte Google pour lire cet article.
Après les multiples mesures concernant les importations, l’Algérie se met à la régulation des exportations dans le but de lutter contre les abus constatés dans cette activité.
Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a institué l’exigence de l’accord écrit de l’entreprise productrice pour toute opération d’exportation de ses produits par les traders.
Les exportateurs tenus de présenter l’autorisation du producteur
La mesure vient d’être notifiée aux directeurs des banques commerciales par l’Association des banques et établissements financiers (ABEF). Cette dernière indique avoir été informée par le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations que, à partir du 1er juillet prochain, les traders (exportateurs non producteurs), sont tenus de présenter une autorisation délivrée par l’entreprise productrice pour toute opération de domiciliation bancaire.
Les exportateurs de produits agricoles non concernés
La mesure exclut les exportateurs de produits agricoles. Elle s’appliquera à compter du 1er juillet 2026 à titre exceptionnel jusqu’au lancement de la nouvelle plateforme numérique dédiée à l’exportation, a précisé l’ABEF.
Le président de la République a déploré à plusieurs reprises l’existence de malversations dans les exportations notamment la sous-facturation et le non-rapatriement des devises.
“On s’est débarrassé de la issaba qui faisait de la surfacturation et nous avons aujourd’hui une issaba de la sous-facturation”, a-t-il dénoncé début mai dernier lors d’une entrevue avec des médias nationaux. Et même les sommes déclarées ne sont pas toujours rapatriées, a-t-il ajouté, révélant que, sur une seule période restreinte, il y a au moins 350 millions de dollars qui n’ont pas été rapatriés.