Dinar algérien : légère baisse face aux devises européennes

Le dinar algérien a légèrement reculé face aux principales devises européennes sur le marché officiel le 9 juin 2026, tandis que l'écart avec le marché noir reste très marqué.
L'euro s'est établi à 154,1451 dinars contre 154,0071 dinars précédemment, reflétant une faible pression sur la monnaie nationale malgré son importance pour les échanges commerciaux avec l'Europe.
Sur le marché noir, l'euro se négociait autour de 276 à 279 dinars, soit près du double du taux officiel, illustrant la forte demande en devises en espèces et les difficultés d'accès au circuit bancaire classique.
| Devise | Taux officiel | Marché noir (vente) | Marché noir (achat) |
|---|---|---|---|
| Euro | 154,15 DA | 279 DA | 276 DA |
| Dollar américain | 133,56 DA | 239 DA | 235 DA |
| Livre sterling | 178,59 DA | 300 DA | 295 DA |
| Dollar canadien | — | 168 DA | 166 DA |
| Franc suisse | 167,61 DA | — | — |
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ObservAlgérie
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Le dinar algérien a légèrement reculé, mardi 9 juin 2026, face aux principales devises européennes sur le marché officiel. La baisse reste limitée, mais elle intervient alors que l’écart avec le marché noir demeure très marqué, notamment pour l’euro et la livre sterling.
Selon les cotations officielles de la Banque d’Algérie, l’euro s’est établi à 154,1451 dinars, contre 154,0071 dinars lors de la précédente séance. L’évolution reste faible, mais elle confirme une légère pression sur la monnaie nationale face à la devise européenne.
L’euro reste l’une des devises les plus suivies en Algérie. Une partie importante des échanges commerciaux avec l’Europe se règle dans cette monnaie. Pour les importateurs, même une variation modérée peut finir par peser sur les coûts, surtout lorsque les montants engagés sont élevés.
Le mouvement observé sur le marché officiel ne traduit pas une forte chute du dinar algérien, mais il attire l’attention dans un pays où la question du change touche à la fois les entreprises, les voyageurs, les étudiants à l’étranger et les familles qui dépendent des devises.
Marché noir : l’euro reste à un niveau très élevé
Sur le marché noir des devises, les cotations appliquées mardi 9 juin 2026 à 10h00 montrent un tout autre niveau de change. Les cambistes proposaient 100 euros à 27 900 dinars à la vente, contre 27 600 dinars à l’achat. Cela revient à environ 279 dinars pour un euro à la vente et 276 dinars à l’achat.
L’écart avec le taux officiel reste donc considérable. Au guichet officiel, l’euro évolue autour de 154 dinars. Sur le marché parallèle, il se négocie autour de 276 à 279 dinars. Cette différence illustre la forte demande en devises en espèces, notamment à l’approche des périodes de voyage, mais aussi la difficulté d’accès à l’euro dans le circuit bancaire classique pour les particuliers.
Le dollar américain affiche lui aussi un niveau élevé sur le marché noir. 100 dollars étaient proposés à 23 900 dinars à la vente et 23 500 dinars à l’achat, soit environ 239 dinars à la vente et 235 dinars à l’achat pour un dollar.
Livre sterling et dollar canadien également recherchés
La livre sterling reste parmi les devises les plus chères sur le marché parallèle. Mardi 9 juin, 100 livres britanniques s’échangeaient à 30 000 dinars à la vente et 29 500 dinars à l’achat. Sur le marché officiel, le taux de change de la livre sterling s’établissait à 178,5883 dinars, contre 178,2227 dinars la veille.
Le dollar canadien, très suivi par les familles liées à la diaspora algérienne au Canada, affichait également des niveaux élevés : 100 dollars canadiens étaient cotés à 16 800 dinars à la vente et 16 600 dinars à l’achat sur le marché noir.
Le dollar baisse légèrement au taux officiel
Contrairement à l’euro, le dollar américain a légèrement reculé face au dinar sur le marché officiel. Il s’est établi à 133,5572 dinars, contre 133,6403 dinars lors de la séance précédente. Le franc suisse a, lui, progressé à 167,6065 dinars, contre 167,5846 dinars la veille.
Ces chiffres montrent deux réalités différentes. Le marché officiel évolue par ajustements modérés, encadrés par les cotations bancaires. Le marché noir, lui, reflète la demande réelle de devises en espèces. Pour de nombreux Algériens, c’est ce second marché qui donne le ton lorsqu’il s’agit de voyager, d’envoyer de l’argent ou de préparer un séjour à l’étranger.