Algérie : voici les 6 domaines de coopération avec l'institut mondial de la croissance verte

Le ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf a reçu l'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, président de l'Institut mondial de la croissance verte, pour discuter d'un partenariat stratégique entre l'Algérie et cette organisation internationale.
Les deux parties ont identifié six domaines prioritaires de coopération centrés sur le développement durable et la transition écologique en Algérie.
| Domaine | Objectif |
|---|---|
| Développement durable | Promouvoir des politiques respectueuses de l'environnement soutenant la croissance économique |
| Sécurité alimentaire | Renforcer les systèmes agricoles face au changement climatique |
| Protection de l'environnement | Préserver la biodiversité et gérer les ressources naturelles |
| Économie verte | Développer des secteurs fondés sur l'efficacité énergétique et l'innovation durable |
| Gestion de l'eau | Améliorer l'utilisation et la conservation des ressources hydriques |
| Énergies renouvelables | Promouvoir le solaire et l'éolien pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles |
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Le ministre algérien des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l'étranger, Ahmed Attaf, a reçu, lundi 8 juin 2026, l'ancien secrétaire général de l'Organisation Nations unies (ONU), Ban Ki-moon, à l’occasion de sa visite officielle en Algérie.
Cette rencontre marque une étape importante dans le renforcement des liens entre l'Algérie et le Global Green Growth Institute (GGGI), ou l'Institut mondial de la croissance verte, organisme international dédié à la promotion de la croissance verte et dirigé justement par Ban Ki-moon.
Algérie-GGGI : un partenariat stratégique
Ban Ki-moon, en sa qualité de président de l'Assemblée générale et du Conseil d'administration du GGGI, a rencontré le ministre Attaf lors d’un entretien privé suivi de discussions élargies impliquant les délégations des deux pays. Les échanges ont permis d’identifier plusieurs axes prioritaires de coopération, centrés sur le développement durable et la transition écologique.
Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, cette collaboration vise à soutenir l’engagement de l’Algérie dans les initiatives environnementales mondiales, tout en consolidant son rôle au niveau africain et arabe. Les discussions ont également porté sur l’alignement des projets algériens avec les programmes du GGGI.
Les six domaines de coopération
Le communiqué du MAE précise que les discussions ont mis en lumière six domaines cruciaux pour le partenariat. Pour le développement durable, il s'agit de promouvoir des politiques et des pratiques respectueuses de l’environnement afin de soutenir la croissance économique tout en limitant l’impact écologique, alors que sur le plan de la sécurité alimentaire, les deux parties entendent renforcer les systèmes agricoles et l’accès aux ressources alimentaires dans un contexte de changement climatique.
Pour ce qui est de la protection de l'environnement, il est prévu de mettre en œuvre des stratégies de préservation de la biodiversité et de gestion des ressources naturelles. Il s'agit également d'économie verte, avec l'idée de développer des secteurs économiques fondés sur l’efficacité énergétique, la réduction des émissions et l’innovation durable.
Les deux autres domaines de coopération concernent la gestion de l'eau avec l'objectif d'améliorer l'utilisation et la conservation des ressources hydriques pour répondre aux besoins agricoles, industriels et domestiques et les énergies renouvelables pour lesquelles l'Algérie et le GGGI comptent promouvoir l’exploitation de sources d’énergie propres telles que le solaire et l’éolien pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles.
Perspectives régionales et internationales
Les deux parties ont également échangé sur la contribution possible de l’Algérie à la mise en œuvre des programmes du GGGI à l’échelle africaine et arabe. Cette coopération s’inscrit dans le cadre de la promotion de la coopération Sud-Sud, ainsi que dans le soutien à la justice environnementale et à l’intégration régionale.
La rencontre témoigne de la volonté de l’Algérie d’adopter une approche proactive face aux défis environnementaux mondiaux. L’établissement de ces six axes de coopération ouvre la voie à des projets concrets et à des partenariats durables qui pourraient servir de modèle pour d’autres pays de la région.
L’initiative souligne également le rôle croissant de l’Algérie dans les discussions internationales sur la croissance verte, positionnant le pays comme un acteur clé dans le développement durable à l’échelle continentale et mondiale.