Reporting extra-financier en Algérie : Ces sociétés face à une nouvelle obligation

À partir de 2027, les sociétés cotées au compartiment principal de la Bourse d'Alger devront publier annuellement un rapport extra-financier intégrant les critères ESG (environnement, social, gouvernance).
Cette obligation découle du règlement COSOB n°25-04 d'octobre 2025, qui impose aux émetteurs de divulguer leurs données environnementales, sociales et de gouvernance selon des standards internationaux reconnus.
Les entreprises concernées incluent Alliance Assurances, EGH El Aurassi, Saidal, Biopharm et le Crédit Populaire d'Algérie, qui devront organiser la collecte de données internes et publier leurs rapports sur leurs sites internet.
Cette réforme vise à améliorer la transparence du marché algérien et à renforcer la confiance des investisseurs institutionnels en alignant les pratiques locales sur les standards internationaux de finance durable.
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Le reporting extra-financier en Algérie va devenir une nouvelle exigence pour les sociétés cotées au compartiment principal de la Bourse d’Alger. À partir de l’exercice 2027, ces entreprises devront publier chaque année un rapport intégrant les critères ESG : environnement, social et gouvernance.
Cette évolution marque un changement pour le marché financier algérien, encore peu profond mais engagé dans une phase de modernisation réglementaire. Elle vise à rapprocher les pratiques locales des standards internationaux de transparence attendus par les investisseurs.
Reporting extra-financier en Algérie : une obligation prévue par la COSOB
La nouvelle obligation découle du règlement de la Commission d'Organisation et de Surveillance des Opérations de Bourse (COSOB) n°25-04 du 22 octobre 2025, relatif à la divulgation de l’information par les sociétés dont les valeurs sont cotées à la Bourse des valeurs mobilières. Ce texte a été déjà présenté aux responsables de l’information financière des sociétés cotées lors d’une journée technique organisée par la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse.
L’article 44 du règlement prévoit que tout émetteur coté au compartiment principal du marché des titres de capital devra publier annuellement un rapport sur l’information extra-financière. Ce document devra couvrir les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance, selon un modèle défini par instruction de la COSOB et conforme aux cadres internationaux reconnus.
Les sociétés cotées directement concernées
Cette mesure vise les entreprises présentes sur le marché principal de la Bourse d’Alger. Selon la liste publiée par la Société de gestion de la Bourse des valeurs, les titres de capital cotés concernent notamment Alliance Assurances, EGH El Aurassi, Saidal, Biopharm et le Crédit Populaire d’Algérie.
Pour ces sociétés, la nouveauté ne sera pas seulement administrative. Elles devront organiser la collecte de données internes sur leur gouvernance, leur politique sociale, leur impact environnemental, leurs risques extra-financiers et leurs engagements en matière de transparence.
Le rapport devra aussi être mis à disposition du public sur le site internet de l’émetteur, dans une rubrique dédiée à l’information des investisseurs. Le texte prévoit, le cas échéant, une vérification par un organisme indépendant afin de renforcer la crédibilité des données publiées.
Un signal pour les investisseurs et la finance durable
Avec cette réforme, l’Algérie cherche à améliorer la qualité de l’information disponible sur son marché financier. Les investisseurs ne regarderont plus uniquement les résultats, les dividendes ou les indicateurs financiers classiques. Ils pourront aussi évaluer la manière dont une entreprise gère ses responsabilités sociales, ses risques climatiques, sa gouvernance et ses engagements de long terme.
Cette obligation arrive à un moment où les critères ESG prennent une place croissante dans les décisions d’investissement à l’échelle internationale. Pour la Bourse d’Alger, encore limitée en nombre de valeurs cotées, l’enjeu est double : renforcer la confiance du marché et rendre les sociétés algériennes plus lisibles pour les investisseurs institutionnels.
D’ici 2027, les entreprises concernées disposent donc d’un délai pour adapter leurs procédures internes. Mais le message réglementaire est déjà clair : la transparence extra-financière n’est plus un sujet secondaire. Elle devient une composante officielle de l’information publiée par les sociétés cotées en Algérie.