Canicule : ces deux villes algériennes parmi les plus chaudes au monde

Deux villes algériennes, Hassi Messaoud et Ouargla, figurent parmi les quinze zones les plus chaudes de la planète avec 45,7°C selon un classement météorologique publié le 7 juin 2026.
Un rapport de l'Organisation météorologique mondiale prévoit une probabilité de 86 % qu'un mois ou une année entre 2026 et 2030 dépasse le record de chaleur de 2024.
Le seuil de 1,5°C de réchauffement climatique par rapport à l'ère préindustrielle devrait être franchi avec 91 % de probabilité sur cette période, et pourrait persister pendant les cinq années avec 75 % de chance.
Le retour du phénomène El Niño à la fin 2026 pourrait propulser l'année 2027 vers des niveaux de chaleur inédits, affectant particulièrement les populations vulnérables et les zones sahariennes.
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Le mercure a atteint 45,7°C dans deux villes algériennes, selon un classement publié par un site spécialisé dans la surveillance météorologique. Ces deux villes figurent parmi les quinze zones les plus chaudes de la planète. Ce phénomène s'inscrit dans un contexte de réchauffement climatique accéléré confirmé par les Nations unies.
Le site Eldorado weather, référence dans la surveillance météorologique mondiale, a publié un classement des températures ce dimanche 7 juin 2026. Deux villes algériennes figurent dans ce classement : Hassi Messaoud occupe la 14e place mondiale avec une température de 45,7°C, et Ouargla se classe 15e avec la même température.
La première place de ce classement est occupée par Bandar Abbas, en Iran, où la température a atteint 48,2°C. Les deux villes algériennes se situent juste derrière plusieurs villes du Moyen-Orient et d'Asie dont les températures varient entre 46 et 48°C. Face à cette situation, les habitants de Hassi Messaoud et Ouargla limitent leurs sorties aux heures les plus fraîches, soit tôt le matin ou tard le soir.
Un rapport de l'ONU confirme l'accélération du réchauffement
L'Organisation météorologique mondiale, agence des Nations unies, a publié un rapport en collaboration avec le bureau météorologique britannique. Ce document présente des prévisions pour la période 2026-2030. Le docteur Leon Hermanson est l'auteur principal de ce rapport.
Selon ce rapport, la probabilité qu'un mois ou une année entre 2026 et 2030 dépasse le record de chaleur de 2024 est de 86 %. L'année 2024 est actuellement l'année la plus chaude jamais enregistrée. La probabilité que la température mondiale franchisse au moins une fois le seuil de 1,5°C par rapport à l'ère préindustrielle est de 91 % sur la période 2026-2030.
Le seuil de 1,5°C pourrait être franchi plusieurs fois
L'ère préindustrielle est définie par la période 1850-1900. Le seuil de 1,5°C de réchauffement a déjà été atteint en 2024, avec un réchauffement moyen de 1,55°C. La probabilité que ce dépassement s'étende sur l'ensemble des cinq années, de 2026 à 2030, est de 75 %.
La probabilité de franchir la barre des 2°C de réchauffement sur une seule année est de 1 %. Le docteur Leon Hermanson précise que les indicateurs actuels annoncent un retour du phénomène El Niño à la fin de l'année 2026. Ce scénario pourrait propulser l'année 2027 vers des niveaux de chaleur inédits.
Les conséquences pour les populations algériennes
Cette situation pourrait impacter le quotidien des populations, surtout en période estivale. Les personnes vulnérables pourraient connaître des conditions plus difficiles. La chaleur ne devrait pas concerner uniquement les zones sahariennes.
Plusieurs autres régions du pays pourraient également connaître un été particulièrement chaud, selon les prévisions. Les gestes du quotidien, comme faire les courses, aller au travail ou cuisiner, deviennent plus éprouvants pour les habitants des zones touchées. De nombreuses personnes peinent à trouver le sommeil en raison des températures élevées.