GNL algérien : Sonatrach marque son retour sur ce marché européen

Le GNL algérien réapparaît aux Pays-Bas en mai 2026 avec une cargaison de 68 000 tonnes, marquant le retour de Sonatrach sur ce marché européen après deux ans d'absence.
Les Pays-Bas ne constituent pas un client habituel du gaz algérien, contrairement à la France, l'Espagne ou l'Italie, et cette livraison représente moins de 5 % des importations néerlandaises du mois.
L'Algérie bénéficie d'un avantage logistique majeur grâce à ses terminaux d'Arzew et de Skikda, permettant d'acheminer le GNL vers l'Europe rapidement dans un marché énergétique instable.
En mai 2026, les exportations algériennes ont atteint 1,04 million de tonnes, leur meilleur niveau mensuel depuis octobre 2025, bien que les cinq premiers mois restent en baisse de 5 % par rapport à 2025.
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Le GNL algérien refait son apparition aux Pays-Bas après deux ans d’absence. En mai 2026, une cargaison de 68 000 tonnes a été livrée à ce marché européen, confirmant le retour ponctuel de Sonatrach sur une destination rarement desservie.
Cette livraison arrive à un moment où le marché du GNL reste très disputé. Les pays européens continuent de diversifier leurs approvisionnements, entre contrats de long terme, achats spot et recherche de fournisseurs proches. Dans cette équation, l’Algérie dispose d’un atout évident : sa proximité géographique avec le continent européen.
Le GNL algérien revient aux Pays-Bas après deux ans d’absence
Les Pays-Bas n’avaient plus reçu de cargaison de GNL algérien depuis mai 2024. À l’époque, le volume livré était de 76 000 tonnes. Deux ans plus tard, Sonatrach revient avec une cargaison de 68 000 tonnes, confirmant une présence encore ponctuelle, mais visible, sur un marché où l’Algérie reste un fournisseur occasionnel.
Ce détail compte. Les Pays-Bas ne font pas partie des clients habituels du gaz algérien, contrairement à la France, à l’Espagne, à l’Italie ou à la Turquie. Depuis 2013, les volumes cumulés de GNL algérien importés par ce pays restent modestes, autour de 1,1 million de tonnes.
En mai 2026, les importations néerlandaises de GNL ont atteint environ 1,4 million de tonnes, dominées par les cargaisons américaines. La livraison algérienne représente donc moins de 5 % des volumes du mois. Mais son intérêt dépasse les chiffres : elle montre que Sonatrach peut saisir des fenêtres commerciales sur des marchés européens très concurrentiels.
Sonatrach profite d’un marché européen en mouvement
Le retour du GNL algérien aux Pays-Bas intervient alors que les acheteurs européens restent attentifs aux tensions sur les routes énergétiques mondiales. Dans ce type de marché, la disponibilité rapide d’une cargaison peut faire la différence.
L’Algérie peut compter sur ses terminaux de liquéfaction d’Arzew et de Skikda pour acheminer du GNL vers l’Europe dans des délais relativement courts. Cet avantage logistique renforce l’intérêt du gaz algérien, surtout lorsque les prix et les flux deviennent plus instables.
Le mois de mai 2026 a aussi été favorable aux exportations algériennes. Le pays a exporté 1,04 million de tonnes de GNL, son meilleur niveau mensuel depuis octobre 2025. Par rapport à avril, la progression approche les 49 %. Sur un an, la hausse atteint 8,3 %.
Un retour encourageant à booster
Cette amélioration ne règle pas toutes les contraintes. Sur les cinq premiers mois de 2026, les exportations algériennes de GNL restent en baisse de 5 % par rapport à la même période de 2025. Le début d’année a été difficile, avec seulement 440 000 tonnes exportées en janvier.
À cela s’ajoute la hausse de la consommation intérieure de gaz, portée par les besoins des ménages, de l’industrie et de la production électrique. Pour exporter davantage, l’Algérie devra donc produire plus, moderniser ses capacités et sécuriser des volumes disponibles.
Sonatrach travaille déjà sur ce terrain, avec de nouveaux blocs d’exploration ouverts aux compagnies internationales et des projets industriels attendus dans les prochaines années, notamment autour du site d’Arzew.