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Regroupement familial au Canada : la mesure de facilitation temporaire étendue

Par Mohamed Rahmani4 min de lecture
Regroupement familial au Canada : la mesure de facilitation temporaire étendue
Résumé IA

Le Canada élargit une mesure temporaire permettant aux conjoints de travailleurs étrangers qualifiés au Québec d'obtenir un permis de travail ouvert pendant le traitement de leur dossier de résidence permanente.

Cette extension, annoncée le 5 juin 2026, vise à maintenir l'unité économique des familles et à répondre aux besoins de main-d'œuvre québécoise sans augmenter le nombre de résidents temporaires.

Le conjoint admissible doit disposer d'un statut de résident temporaire valide ou expiré depuis moins de 90 jours, et figurer dans la demande de sélection permanente du travailleur principal.

La mesure s'applique uniquement aux travailleurs du Programme de sélection des travailleurs qualifiés du Québec et reste valable jusqu'à fin 2026, dans le cadre d'une politique fédérale visant à réduire les résidents non permanents à moins de 5 % de la population d'ici 2027.

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Le regroupement familial au Canada connaît une nouvelle évolution pour certains travailleurs étrangers installés au Québec. Ottawa élargit une mesure temporaire afin de permettre aux conjoints admissibles de travailler pendant le traitement du parcours vers la résidence permanente.

Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a annoncé, le 5 juin 2026, l’extension d’une mesure mise en place le 13 mars dernier pour soutenir les travailleurs étrangers temporaires au Québec. L’objectif affiché est double : éviter la séparation économique des familles et répondre aux besoins de main-d’œuvre dans la province, sans remettre en cause la volonté fédérale de réduire le nombre de résidents temporaires au Canada.

Regroupement familial au Canada : ce qui change pour les conjoints

La nouveauté concerne les époux et conjoints de fait de certains travailleurs étrangers temporaires déjà engagés dans un processus de sélection permanente au Québec. Une fois le travailleur principal jugé admissible à la politique d’intérêt public temporaire, son conjoint peut désormais demander un permis de travail ouvert.

Cette possibilité s’adresse aux conjoints qui disposent d’un statut de résident temporaire valide au Canada. Elle peut aussi concerner ceux dont le statut a expiré depuis moins de 90 jours, sous réserve des conditions prévues par IRCC.

Concrètement, le conjoint ne sera pas lié à un seul employeur. Le permis de travail ouvert lui permettra d’accéder plus facilement au marché de l’emploi, une mesure importante pour les familles qui vivent déjà au Canada et attendent l’issue de leur dossier de résidence permanente.

Une mesure ciblée sur les travailleurs qualifiés au Québec

Cette facilitation ne concerne pas tous les profils. Elle vise les travailleurs étrangers temporaires liés au Programme de sélection des travailleurs qualifiés du Québec. Le conjoint doit aussi figurer dans la demande de sélection permanente du demandeur principal.

La mesure initiale permettait à certains travailleurs admissibles d’obtenir un permis de travail lié à un employeur donné pour continuer à occuper leur poste pendant que le Québec examine leur admissibilité à un Certificat de sélection du Québec. Avec cette extension, Ottawa ajoute une dimension familiale à un dispositif d’abord pensé pour stabiliser les effectifs dans les secteurs en tension.

Pour les familles concernées, l’enjeu est très concret : maintenir un revenu, éviter une rupture professionnelle et réduire l’incertitude pendant une procédure administrative qui peut durer plusieurs mois.

Une politique temporaire valable jusqu’à fin 2026

IRCC précise que cette mesure restera en vigueur jusqu’à la fin de l’année 2026. Elle s’inscrit dans une ligne politique plus large : conserver au Canada les travailleurs déjà intégrés, tout en ramenant la proportion de résidents non permanents à moins de 5 % de la population totale d’ici la fin de 2027.

Le gouvernement fédéral tente ainsi de trouver un équilibre délicat. D’un côté, il veut limiter la pression migratoire temporaire. De l’autre, il reconnaît que certains travailleurs étrangers occupent déjà des emplois utiles à l’économie québécoise et ont construit une vie familiale au Canada.

Pour les candidats concernés, la priorité sera donc de vérifier leur admissibilité, la validité de leur statut et l’inscription du conjoint dans la demande de sélection permanente. Cette extension ne crée pas un accès automatique à la résidence permanente, mais elle offre une respiration administrative et financière à des familles déjà engagées dans un parcours d’installation durable.

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