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Marseille : comment la police française traque les voitures volées à destination de l'Algérie

Par Ali Aomar6 min de lecture
Marseille : comment la police française traque les voitures volées à destination de l'Algérie
Résumé IA

Une vaste opération anti-trafic baptisée « Ligne bleue » a été menée le 5 juin 2026 à Marseille, ciblant des filières d'exportation de voitures volées vers l'Algérie.

Les contrôles ont visé plusieurs garages du quartier de la Joliette, spécialisés dans la vente de véhicules à l'export, ainsi que des véhicules en cours d'embarquement au port de Marseille.

Une Mini Cooper volée en 2021 a été découverte dans un garage, identifiée grâce à une discordance entre le numéro du contrôle technique et celui du bloc moteur.

Le bilan provisoire fait état de quatre interpellations et d'un véhicule saisi, dans le cadre de la lutte contre les réseaux de recel et d'exportation illicite de véhicules.

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À Marseille, les services de l’État ont lancé une nouvelle opération de contrôle visant les filières de voitures volées destinées à l’exportation, notamment vers l’Algérie. Menée simultanément dans plusieurs garages de la ville et sur les quais du port, cette action a ciblé les circuits utilisés pour l’expédition de véhicules à l’étranger.

Le vendredi 5 juin 2026, une vaste opération baptisée « Ligne bleue » a été conduite dans le quartier de la Joliette, dans le 2e arrondissement de Marseille, ainsi qu’au niveau des installations portuaires desservant l’Algérie.

Cette intervention a mobilisé plusieurs administrations et organismes. Aux côtés de la police nationale, étaient présents des agents de la Direction régionale des finances publiques (DRiFP), de l’Urssaf et de l’organisme professionnel de l’assurance Argos, spécialisé dans la lutte contre le vol de véhicules et la fraude automobile.

Les contrôles se sont concentrés sur plusieurs garages installés dans une rue parallèle au boulevard des Dames. Selon les informations rapportées par La Provence, ces établissements ont en commun de ne pas exercer d’activité de réparation automobile et de se consacrer principalement à la vente de véhicules destinés à l’export.

Les autorités cherchent à vérifier l’origine des véhicules commercialisés dans ces structures, dans un contexte où les Bouches-du-Rhône figurent parmi les départements les plus touchés par les vols de voitures en France.

Une Mini Cooper volée découverte lors des vérifications

Au cours des inspections, les enquêteurs ont examiné une Mini Cooper dont l’état a immédiatement suscité des interrogations. Le véhicule, partiellement démonté et entreposé au fond d’un garage, présentait des incohérences concernant ses numéros d’identification.

Les policiers ont constaté que le numéro de série figurant sur la vignette du contrôle technique ne correspondait pas à celui frappé sur le bloc moteur. Cette différence a conduit à des vérifications complémentaires dans les fichiers spécialisés.

Selon les informations recueillies par les enquêteurs et confirmées par un référent d’Argos cité dans le reportage, le véhicule avait été volé en 2021 dans le secteur de Grand Littoral, une importante zone commerciale située dans les quartiers nord de Marseille.

L’identification de ce véhicule a constitué l’une des principales découvertes réalisées pendant cette journée de contrôle. Les enquêteurs s’appuient régulièrement sur les numéros de série et les bases de données spécialisées pour détecter les véhicules faisant l’objet d’un signalement pour vol.

Le port de Marseille sous surveillance pour les départs vers l’Algérie

L’opération ne s’est pas limitée aux garages. Des contrôles ont également été effectués au port de Marseille, notamment sur des véhicules en cours d’embarquement à destination de l’Algérie.

Les services de l’État surveillent depuis plusieurs années les flux de véhicules exportés vers l’étranger depuis Marseille, et ce, afin de détecter d’éventuelles tentatives d’expédition de voitures volées ou de véhicules dont l’origine ne peut être clairement établie.

Les vérifications portent notamment sur les documents administratifs, les numéros d’identification des véhicules et la concordance des informations enregistrées dans les bases de données nationales.

La présence simultanée des forces de l’ordre, des services fiscaux et des organismes spécialisés permet d’effectuer des contrôles portant à la fois sur les aspects judiciaires, administratifs et financiers des activités observées.

Quatre interpellations et une enquête qui se poursuit

D’après le bilan provisoire communiqué à l’issue des opérations menées dans les garages de la Joliette, les autorités ont relevé la présence d’un véhicule volé et procédé à quatre interpellations.

Les investigations s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre les filières de recel et d’exportation illicite de véhicules. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer les circuits empruntés par certaines voitures après leur vol et à identifier les éventuels intermédiaires impliqués dans leur revente.

La préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône, Corinne Simon, suit de près ce type d’opérations. Les services de l’État considèrent que l’exportation de véhicules constitue un axe de contrôle particulier dans un département confronté à un nombre élevé de vols automobiles.

L’opération « Ligne bleue » illustre la volonté des autorités de renforcer les vérifications sur les véhicules destinés à quitter le territoire français, en particulier lorsque les exportations transitent par le port de Marseille, l’un des principaux points de liaison maritime entre la France et l’Algérie.

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