Billets d’avion : l’Algérie plus chère que le Maroc et la Tunisie au départ de la France

Les billets d'avion vers l'Algérie coûtent nettement plus cher que ceux vers le Maroc et la Tunisie au départ de la France, avec une hausse de 21 % sur un an selon le baromètre Digitrips/L'Écho Touristique.
Le prix moyen d'un billet vers l'Algérie atteint 423 euros en mai 2026, soit 82 euros de plus qu'un billet vers le Maroc (341 euros) et 47 euros de plus qu'un billet vers la Tunisie (376 euros).
Cette hausse contraste avec le marché aérien français, où les ventes reculent de 25 % et les prix baissent de 2 % toutes destinations confondues, tandis que l'Espagne voit ses tarifs baisser de 11 % et l'Albanie de 31 %.
La demande concentrée sur les vacances scolaires et l'été, combinée à une offre limitée sur certaines lignes très demandées comme Paris–Alger ou Marseille–Constantine, explique la persistance des prix élevés vers l'Algérie.
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Les billets d’avion vers l’Algérie restent nettement plus chers que ceux proposés vers le Maroc et la Tunisie au départ de la France. Selon le baromètre Digitrips/L’Écho Touristique, les tarifs vers l’Algérie ont augmenté de 21 % sur un an, alors que le marché aérien français connaît un ralentissement.
À l’approche de la saison estivale, le prix des vols entre la France et l’Algérie revient au centre des préoccupations des voyageurs. Familles de la diaspora, binationaux, étudiants ou retraités cherchent des billets abordables pour rejoindre Alger, Oran, Constantine, Béjaïa, Annaba ou Tlemcen. Mais les dernières données du marché confirment une tendance difficile : voyager vers l’Algérie coûte plus cher que vers les deux autres grandes destinations du Maghreb.
L’Algérie affiche un billet moyen à 423 euros
D’après le baromètre Digitrips/L’Écho Touristique, le prix moyen d’un billet d’avion vers l’Algérie atteint 423 euros en mai 2026. Sur un an, la hausse est de 21 %, un niveau particulièrement élevé dans un marché pourtant orienté à la baisse.
À titre de comparaison, le Maroc affiche un billet moyen à 341 euros, en recul de 4 % par rapport à l’année précédente. La Tunisie, elle, se situe à 376 euros, avec une hausse limitée à 2 %. L’écart est donc important : un billet vers l’Algérie coûte en moyenne 82 euros de plus qu’un billet vers le Maroc et 47 euros de plus qu’un billet vers la Tunisie.
Cette différence pèse surtout sur les familles. Pour un couple avec deux enfants, quelques dizaines d’euros d’écart par billet peuvent rapidement représenter plusieurs centaines d’euros sur le budget total du voyage, avant même d’ajouter les bagages, le choix des sièges ou les trajets vers l’aéroport.
Une hausse à contre-courant du marché aérien français
Cette hausse vers l’Algérie intervient alors que le marché aérien français ralentit. En mai 2026, les ventes de billets d’avion ont reculé d’environ 25 % sur un an. Dans le même temps, les prix moyens ont baissé de 2 % toutes destinations confondues.
Certaines destinations enregistrent même des reculs marqués. L’Espagne, première destination étrangère des Français, voit ses tarifs baisser de 11 %. L’Albanie affiche une chute de 31 %, portée par une forte dynamique touristique et une concurrence accrue entre compagnies.
L’Algérie échappe à cette tendance. Malgré la baisse générale, les lignes France–Algérie restent sous tension. La demande y est moins touristique que familiale. Beaucoup de voyageurs partent pour rejoindre leurs proches, passer les vacances au pays, assister à un mariage ou organiser un séjour pendant les congés scolaires.
Pourquoi les billets vers l’Algérie restent chers
Plusieurs facteurs expliquent cette situation. La demande se concentre fortement sur certaines périodes : vacances scolaires, été, fêtes religieuses et grands départs. Dès que les dates se rapprochent, les billets les moins chers disparaissent rapidement.
L’offre joue aussi un rôle important. Air Algérie, Transavia, Air France, ASL Airlines ou Volotea assurent plusieurs liaisons entre les deux pays, mais toutes les villes ne bénéficient pas du même niveau de concurrence. Sur certaines lignes très demandées, comme Paris–Alger, Marseille–Alger, Lyon–Oran ou Marseille–Constantine, les prix peuvent grimper vite.
Malgré cette hausse, l’Algérie reste très réservée depuis la France. Elle figure à la 7e place des destinations les plus demandées en mai 2026, même si elle recule de trois rangs sur un an. Un signe que les prix élevés ne suffisent pas à freiner totalement les départs.