Pétrole : l’Algérie pourrait gagner 7 milliards de dollars de plus par an

Les revenus pétroliers de l'Algérie pourraient augmenter d'environ 7 milliards de dollars par an si les prix du brut se maintiennent autour de 90 dollars, selon l'économiste Abdelkader Mechdal.
L'OPEP+ a décidé d'augmenter la production algérienne de 6 000 barils par jour à partir de juillet 2026, dans le cadre d'un ajustement collectif de sept pays producteurs.
Cette hausse de production permettrait à l'Algérie d'accroître ses exportations et de financer sa transition économique, notamment dans l'agriculture, les mines et l'industrie.
Le scénario favorable dépend du maintien des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui soutiendraient la demande mondiale et les prix du pétrole.
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Les revenus pétroliers de l’Algérie pourraient connaître une hausse importante si les prix du brut restent à leurs niveaux actuels. Selon l’économiste Abdelkader Mechdal, cette progression pourrait atteindre près d’un tiers, soit environ 7 milliards de dollars supplémentaires par an.
L’analyse intervient après la décision de l’OPEP+ d’augmenter la production de plusieurs pays membres à partir de juillet 2026. Pour l’Algérie, cette hausse représente 6 000 barils par jour supplémentaires, dans le cadre d’un ajustement collectif de 188 000 barils par jour décidé par sept pays : l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman.
Les revenus pétroliers de l’Algérie pourraient bondir d’un tiers
Dans une déclaration au quotidien public El Massa, Abdelkader Mechdal estime que la hausse de production décidée dans le cadre de l’OPEP+ constitue un signal positif pour l’économie nationale. Selon lui, si le baril se maintient autour de 90 dollars, les recettes issues du pétrole pourraient progresser d’environ un tiers par rapport à l’année précédente.
L’expert avance un gain potentiel de 7 milliards de dollars en moyenne annuelle. Cette estimation repose sur deux éléments : l’augmentation de la part de production de l’Algérie et le maintien des cours du brut à un niveau élevé, dans un marché encore marqué par les tensions géopolitiques.
Pour Alger, l’enjeu est budgétaire. Les hydrocarbures restent une source centrale de financement pour l’État, notamment à travers la fiscalité pétrolière. Une amélioration des recettes offrirait donc une marge supplémentaire pour couvrir une partie du déficit budgétaire et maintenir le financement des grands projets publics.
Une hausse de 6 000 barils par jour dès juillet
La décision annoncée par l’OPEP+ prévoit une hausse de production à partir de juillet 2026. Dans le cas de l’Algérie, l’ajustement porte sur 6 000 barils par jour. Ce volume reste limité à l’échelle du marché mondial, mais il prend de l’importance dans un contexte de prix élevés.
Abdelkader Mechdal considère que cette augmentation peut permettre à l’Algérie d’accroître progressivement ses exportations. Elle garantirait aussi, selon lui, une continuité dans les flux financiers nécessaires à la transition économique, à la souveraineté alimentaire et à la poursuite des projets industriels.
L’expert cite notamment les secteurs de l’agriculture, des mines et de l’industrie, considérés comme essentiels pour diversifier l’économie et créer de nouvelles chaînes de valeur.
Le baril à 90 dollars change les calculs
Le scénario favorable dépend toutefois du maintien des prix du pétrole autour de 90 dollars le baril. Abdelkader Mechdal estime que les tensions au Moyen-Orient et dans le Golfe peuvent maintenir une forte demande sur le marché international.
Dans cette configuration, l’Algérie pourrait renforcer son rôle de fournisseur fiable, notamment pour les marchés européens. Sa proximité géographique avec l’Europe et sa position de partenaire énergétique stable sont présentées comme deux atouts dans une période où les acheteurs cherchent à sécuriser leurs approvisionnements.
L’économiste estime que cette fenêtre pourrait durer jusqu’à deux ans, si les tensions internationales continuent de peser sur l’offre pétrolière. Pour l’Algérie, l’enjeu sera de transformer cette conjoncture favorable en levier de financement, sans retarder l’effort de diversification économique.