10 ans de prison et confiscation des biens requises contre l’ex-ministre Temmar

Le procureur du pôle pénal spécialisé a requis 10 ans de prison ferme contre l'ex-ministre de l'Habitat Abdelwahid Temmar, assortis d'une amende de 8 millions de dinars et de la confiscation de ses biens.
L'ancien ministre est poursuivi pour blanchiment d'argent en bande organisée et exploitation de sa fonction à des fins criminelles, notamment via un compte bancaire suspect en Espagne.
Temmar a nié toutes les accusations, affirmant que son fils s'était rendu en Espagne pour des raisons personnelles et qu'il ne possédait aucun compte bancaire dans ce pays.
L'Agent judiciaire du Trésor réclame 200 millions de dinars en indemnisation, tandis que cette nouvelle affaire intervient cinq mois avant la fin d'une précédente condamnation à trois ans de prison.
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Le procureur de la République près le pôle pénal spécialisé dans les affaires de corruption financière et économique de Sidi M’hamed a requis une peine de 10 ans de prison ferme à l’encontre de l’ancien ministre de l’Habitat, Abdelwahid Temmar, assortie d’une amende de 8 millions de dinars. Le ministère public a également demandé la confiscation de l’ensemble des biens saisis.
Ces réquisitions interviennent dans le cadre d’une affaire de corruption liée à des faits présumés de blanchiment d’argent, notamment autour d’un compte bancaire suspect localisé en Espagne. L’ancien ministre est poursuivi pour plusieurs infractions prévues par la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, dont le blanchiment d’argent en bande organisée et l’exploitation des facilités offertes par sa fonction dans le cadre d’activités criminelles.
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L’ex-ministre a nié toutes les accusations
Lors de son audition, Abdelwahid Temmar a rejeté en bloc les accusations portées contre lui. Il a expliqué que son fils, après son incarcération, avait souffert d’un trouble psychologique, ce qui l’avait conduit à se rendre en Espagne pour des raisons personnelles, niant tout lien avec des opérations de blanchiment d’argent. Il a également rappelé qu’en 2022, la chambre d’accusation l’avait blanchi des accusations d’enrichissement illicite, les commissions rogatoires internationales s’étant révélées infructueuses.
L’ancien premier responsable du secteur de l’Habitat a par ailleurs affirmé ne détenir aucun compte bancaire en Espagne, ni avoir signé de procuration en ce sens. Il a aussi précisé qu’aucun notaire ne s’était présenté à lui durant sa détention pour formaliser de telles démarches, plaidant ainsi pour son acquittement.
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De son côté, l’Agent judiciaire du Trésor, constitué partie civile, a réclamé une indemnisation de 200 millions de dinars, estimant que les faits reprochés ont causé un préjudice financier important à l’État.
Une autre affaire, 5 mois après la fin d’une peine antérieure
Il convient de rappeler que cette affaire intervient cinq mois avant la fin de la peine infligée à Abdelwahid Temmar par la dixième chambre pénale près la cour d’Alger, décision confirmée par la Cour suprême. Il avait été condamné à trois ans de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 dinars.
Cette précédente affaire remonte à sa période en tant que wali de Mostaganem, durant laquelle il avait été poursuivi pour l’octroi d’autorisations relatives à la réalisation de camps d’été sur des terrains forestiers, ainsi que pour abus de fonction, établissement de documents administratifs contenant des informations inexactes et fausse déclaration de patrimoine.
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