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Iran/Etats-Unis: Nouvelle escalade militaire

Par par Mohamed Mehdi6 min de lecture
Brifa
Résumé IA

Un hélicoptère Apache américain a été abattu par un drone iranien au-dessus du détroit d'Ormuz, déclenchant une nouvelle escalade militaire entre Washington et Téhéran.

Les États-Unis ont riposté par des frappes d'autodéfense contre des bases iraniennes au Koweït, en Jordanie et à Bahreïn, tandis que le Corps des gardiens de la révolution iranienne a ciblé ces mêmes installations et détruit un drone américain.

Le président iranien Pezeshkian a affirmé que son pays « ne reculerait pas » face aux actions hostiles américaines, tandis que le Conseil de coopération du Golfe tient l'Iran responsable des attaques.

Des négociateurs qataris se sont rendus à Téhéran pour tenter de finaliser un accord de cessez-le-feu, après plusieurs semaines d'efforts menés par le Pakistan pour mettre fin à ce conflit.

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Le Quotidien d'Oran

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Mercredi, 103e jour de l'agression américano-sioniste contre l'Iran. Nouvelle escalade militaire entre les Américains et les Iraniens, après la destruction d'un hélicoptère «Apache» par un drone iranien, au moment où des «négociateurs qataris» se joignent aux efforts menés depuis plusieurs semaines par les Pakistanais pour mettre fin à cette guerre qui risque de reprendre à tout moment.

Selon Reuters, des négociateurs qataris se sont rendus, hier, à Téhéran afin de tenter de finaliser un accord à la suite de consultations avec Washington. L'Iran insiste : le détroit d'Ormuz «n'est pas une zone maritime internationale».

L'abattage d'un hélicoptère «Apache» de l'armée américaine (d'une valeur de 35 millions de dollars) par un drone iranien a eu lieu lundi. Le premier média à rapporter l'information c'est le site américain Axios qui a confirmé, mardi, que l'Apache a été «abattu près du détroit d'Ormuz», ajoutant qu'une enquête était en cours afin de déterminer si des tirs iraniens sont à l'origine du crash de l'hélicoptère.

Axios, citant une source proche du dossier, indique que d'importantes opérations de recherche ont été menées pendant plusieurs heures avant que l'équipage de l'Apache ne soit localisé.

Mardi 19h, le porte-parole du Commandement central américain (CENTCOM) annonce à Al Jazeera que «l'équipage de l'hélicoptère qui s'est écrasé au large des côtes d'Oman a été secouru par un drone sous-marin américain».

Le président américain déclare : «Je viens d'être informé par nos forces armées que la nuit dernière, les Iraniens ont abattu l'un de nos hélicoptères Apache alors qu'il patrouillait au-dessus du détroit d'Ormuz». Il annonce que Washington «réagira à la destruction de l'Apache» et précise que les «deux pilotes à bord de l'Apache sont sains et saufs».

Cité par Al Jazeera, Axios revient sur les circonstances du crash de l'Apache. «L'enquête a conclu qu'un drone iranien était entré en collision avec l'hélicoptère américain, provoquant son crash», ajoute Axios, soulignant qu'à ce stade l'enquête «n'a pas encore déterminé si la collision entre le drone iranien et l'hélicoptère américain était intentionnelle». CNN, de son côté, explique, citant une source proche du dossier, qu'un «drone iranien Shahed est entré en collision avec l'hélicoptère américain abattu».

21h30, un responsable iranien a déclaré à Al Jazeera que «l'hélicoptère Apache américain ne survolait pas les eaux internationales».

Une heure plus tard, Al Jazeera rapporte les propos du porte-parole de la Commission de la sécurité nationale du Parlement iranien qui a déclaré que : «Washington doit comprendre que notre réponse sera décisive s'il souhaite riposter à la destruction d'un hélicoptère qui participait à une opération militaire liée au blocus naval» qu'il qualifie d'«acte de guerre».

L'attaque américaine a finalement eu lieu

Vers 23h (GMT+3) Al Jazeera rapporte une déclaration de Trump au Wall Street Journal dans laquelle il laisse entendre que son pays ne prendra pas de mesure suite à l'incident de l'hélicoptère.

«L'accident de l'Apache n'est pas grave», affirme Trump, ajoutant que «le pilote va bien», que «les sanctions appauvrissent considérablement l'Iran» et que les Etats-Unis les maintiendront «aussi longtemps que nécessaire».

Dès les premières heures de mercredi, le CENTCOM américain annonce que ses forces avaient «lancé des frappes d'autodéfense contre l'Iran, (en) riposte à la destruction, la veille, d'un hélicoptère Apache de l'armée américaine».

Le soir même, l'agence de presse iranienne Mehr a rapporté que des habitants et des sources au port de Sirik et dans les villages environnants ont entendu plusieurs explosions dans la région.

Le Wall Street Journal est revenu sur le sujet, citant des responsables américains, pour dire que si «mardi matin, Trump n'était pas convaincu de la nécessité d'une riposte contre l'Iran», il a «changé d'avis» après que «le secrétaire à la Défense et le chef d'état-major des armées ont recommandé une action militaire lors d'une réunion à la Maison Blanche». «L'attaque contre l'hélicoptère américain justifiait une riposte, qu'elle soit intentionnelle ou non», affirme le journal cité par Al Jazeera.

La riposte iranienne : des bases américaines ciblées dans trois pays du Golfe

Des sources militaires iraniennes, citées par le correspondant d'Al Jazeera à Téhéran, «ont démenti avoir abattu un hélicoptère Apache dans le détroit d'Ormuz, affirmant qu'aucune activité aérienne n'avait été menée au cours des dernières 24 heures».

Mais après les attaques du CENTCOM américain, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir mené des frappes directes visant la base aérienne Ali Al Salem au Koweït, la base aérienne Al Azraq en Jordanie et le quartier général de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn, ainsi que la destruction d'un drone américain au-dessus de l'espace aérien iranien.

Le président iranien Massoud Pezeshkian est monté au créneau, mercredi, pour affirmer que son pays «ne reculera pas». «La nuit dernière, nous avons démontré nos capacités à l'ennemi de la manière la plus ferme qui soit, et nous sommes prêts à affronter avec courage et sérénité tout acte hostile de sa part. Nous ne reculerons pas et l'ennemi ne doit pas s'imaginer que nous capitulerons», a-t-il déclaré

Dans une déclaration, les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) tiennent l'Iran pour «responsable des récentes attaques», exigeant que Téhéran «cesse ses attaques et cesse de cibler les États membres du CCG et leurs intérêts». «Les actions hostiles de l'Iran sont contre-productives et sapent la confiance, empêchant tout dialogue», ajoute le communiqué des ministres des AE du CCG dont les pays membres affirment leur «droit à la légitime défense, individuellement et collectivement, et à répondre à toute agression par tous les moyens».

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