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La crise de l'eau n'est pas une fatalité

Par par Abdelkrim Zerzouri4 min de lecture
Brifa
Résumé IA

L'Union africaine de radiodiffusion et l'Institut universitaire des Nations Unies pour l'eau lancent une série de webinaires à partir de juin 2026 pour explorer les solutions à la crise hydrique africaine.

Ces ateliers interactifs examinent les mécanismes économiques, politiques et environnementaux de la gestion de l'eau, notamment la faillite hydrique et l'épuisement des nappes phréatiques.

La coopération transfrontalière est essentielle, car de nombreuses ressources hydriques sont partagées entre plusieurs pays, comme le Nil entre l'Égypte et l'Éthiopie.

L'Algérie préside un nouvel organe de concertation avec la Tunisie et la Libye pour gérer durablement les 40 000 milliards de mètres cubes d'eau douce souterraine du Sahara.

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Le Quotidien d'Oran

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La crise de l'eau en Afrique, qui s'accentue d'année en année, est une réalité amère pour tous les pays du continent. Mais, des solutions existent pour éviter la soif totale et la sécheresse insurmontable.

L'Union africaine de radiodiffusion (UAR) et l'Institut universitaire des Nations Unies pour l'eau, l'environnement et la santé (UNU-INWEH) ont lancé une série de webinaires (ateliers interactifs sur internet) portant sur la crise de l'eau en Afrique, à partir du 2 juin 2026, visant à poser les bases d'une compréhension approfondie des mécanismes économiques, politiques et environnementaux qui entourent la gestion de l'eau en Afrique.

Face à l'urgence climatique et aux défis croissants liés à la gestion des ressources hydriques sur le continent, l'UAR, dont l'Algérie est membre, en partenariat avec l'Institut universitaire des Nations Unies pour l'eau, l'environnement et la santé (UNU-INWEH) et HEC Montréal ont entamé cette série exclusive de webinaires avec un tout premier atelier le 2 juin dernier, dont le thème a été «L'eau au-delà des frontières. Comprendre le problème : Faillite hydrique, épuisement des eaux souterraines, gouvernance et coopération transfrontalières de l'eau».

En abordant de front le concept critique de «faillite hydrique» et la raréfaction des nappes phréatiques, l'UAR et ses partenaires souhaitent mettre en synergie les acteurs clés pour un traitement médiatique et citoyen plus percutant de ces problématiques. Et, il y a cette question de l'eau au-delà des frontières dont il faut tenir compte dans la gestion de ce dossier sensible, car cette ressource est souvent partagée entre plusieurs pays, qui doivent trouver une entente en matière de gestion et de partage, surtout, de ce bien naturel qui fait grandement défaut en Afrique, un continent qui regorge pourtant de plein d'autres richesses naturelles.

Les exemples dans ce sens obligent les observateurs à se pencher sur le fleuve ‘le Nil', source de conflit entre l'Egypte et l'Ethiopie, et forcément le Soudan, même si ce dernier pays, englué dans un conflit interne, n'a pas encore dit son dernier mot à propos du partage des eaux de ce fleuve.

Il y a également cette gigantesque « mer » d'eau douce, sous le Sahara, à partager entre l'Algérie, la Libye et la Tunisie. Sauf qu'à ce niveau, les trois pays sont conscients du partage dans la bonne entente des eaux de cette mer sous le Sahara, qui peuvent transformer le paysage des terres arides, du moins leur donner une bonne raison de se développer plus encore que ne le permettent d'autres richesses naturelles, comme le pétrole et le gaz, en se tournant vers l'agriculture.

L'Algérie a pris récemment la première présidence tournante d'un tout nouvel organe de concertation avec la Tunisie et la Libye, dans l'objectif de gérer durablement cette « mer » d'eau douce souterraine, soit des réserves de 40.000 milliards de mètres cubes (la moitié du volume de la mer Caspienne), notamment à travers la définition des quotes-parts à puiser par chaque pays.

En somme, la crise de l'eau en Afrique, malgré la gravité de son intensité, n'est pas pour autant une fatalité.

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