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Quels défis ?

Par par El-Houari Dilmi3 min de lecture
Brifa
Résumé IA

La nouvelle loi électorale algérienne, adoptée en 2020 et forte de 313 articles, vise principalement à éradiquer la corruption politique et l'influence de l'argent sale dans le processus électoral.

Le système de liste ouverte remplace désormais les listes fermées de 2016, permettant aux électeurs de classer librement les candidats selon leurs préférences au lieu de voter pour des « têtes de liste » préalablement négociées.

La loi interdit strictement aux candidats de recevoir des dons ou contributions d'États étrangers ou de personnes morales étrangères, et crée une commission de contrôle du financement des campagnes auprès de l'ANIE.

Ces réformes institutionnelles profondes, combinées au nouveau découpage administratif et électoral, visent à restaurer la crédibilité de la politique auprès des citoyens algériens.

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Le Quotidien d'Oran

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S'il est trop tôt pour avoir une idée sur la nouvelle configuration des occupants du palais « Zighoud Youcef », des dossiers d'une importance capitale attendent les futurs députés. Il faut dire qu'avec le nouveau découpage administratif et électoral, la nouvelle loi électorale devrait reconfigurer en profondeur le paysage politique et transformer tout le fonctionnement institutionnel du pays. L'essence même du nouveau texte de loi relatif au régime électoral est, justement, de mettre fin à la « corruption politique ». Les expériences passées ont montré toute l'étendue de la collusion entre l'argent sale et la politique, décrédibilisant totalement l'image de la chose politique à l'égard des électeurs. Barrer la route à l'argent sale dans l'exercice politique et mettre fin au conflit d'intérêt pour ceux chargés d'une responsabilité ou d'un mandat publics, est la quintessence de la nouvelle loi électorale, forte de 313 articles. Le nouveau texte de loi adopté en 2020, a instauré la modalité de la liste ouverte aux élections législatives et locales. La « liste ouverte » donne la possibilité à l'électeur de voter pour sa liste de candidats favoris, fournie par les partis et les indépendants, et offre au même électeur la liberté de classer les candidats selon son ordre de préférence. Auparavant, selon la loi électorale de 2016, l'élection des membres des conseils locaux et du Parlement se faisait selon la modalité des listes de partis ou indépendantes, dites « fermées », avec les fameux « têtes de liste » monnayés contre des milliards sonnants et trébuchants.

Le financement et le contrôle des campagnes électorales est également au cœur du nouveau cadre législatif pour matérialiser dans les faits l'organisation d'élections transparentes et surtout crédibles. La loi stipule clairement qu'il est interdit à tout candidat à des élections nationales ou locales de recevoir, directement ou indirectement, des dons en espèces ou en nature ou toute autre contribution, quelle qu'en soit la forme, d'un Etat étranger ou d'une personne physique ou morale de nationalité étrangère. L'article 113 de la même loi prévoit, également, la création d'une commission de contrôle du financement des comptes de campagnes électorales et référendaires auprès de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).

L'Algérie va-t-elle en terminer, une bonne fois pour toutes, avec les mauvaises pratiques du passé et réhabiliter ainsi la chose politique auprès du citoyen désabusé par des pratiques qui ont fait tant de mal et fait perdre beaucoup de temps au pays ?

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