Visa Schengen pour l'Espagne : le voyageur doit justifier de 122 euros par jour sous peine d'expulsion à l'arrivée

L'Espagne exige désormais que les voyageurs non-européens munis d'un visa Schengen justifient de 122 euros par jour de séjour, soit un minimum de 1 099 euros, sous peine d'expulsion immédiate à l'arrivée.
Cette obligation renforcée s'applique à tous les ressortissants hors Union européenne, dont les Algériens et les Britanniques, et les contrôles sont effectués de manière aléatoire dans les aéroports et ports espagnols.
Les justificatifs acceptés sont la monnaie liquide, les cartes de crédit et les chèques certifiés, et le voyageur doit aussi présenter ses documents d'hébergement et son billet retour.
En cas de non-conformité, le refoulement entraîne un signalement dans le système d'entrée et de sortie de l'Union européenne, ce qui peut compliquer les futurs déplacements dans l'espace Schengen.
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Les détenteurs d'un visa Schengen à destination de l'Espagne doivent désormais présenter un justificatif de ressources financières à leur arrivée. Les autorités espagnoles ont renforcé les contrôles aux frontières pour les voyageurs non ressortissants de l'Union européenne. À défaut, ils s'exposent à une expulsion immédiate.
La Police nationale espagnole a publié une note d'information le 3 avril 2026. Ce document précise les nouvelles modalités de contrôle applicables aux voyageurs hors Union européenne. Les agents frontaliers peuvent désormais exiger la preuve que le voyageur dispose de 122 euros par jour de séjour. Ce montant correspond à environ 150 dollars américains.
Pour tout séjour d'une durée égale ou supérieure à neuf jours, le montant total requis est de 1 099 euros. Cette somme minimale s'applique quelle que soit la durée du voyage, même pour les séjours très courts. L'obligation de justifier de ressources financières n'est pas nouvelle, mais son application a été renforcée en 2026.
Les voyageurs concernés et les moyens de preuve acceptés
Sont concernés tous les voyageurs non ressortissants de l'Union européenne. Cette catégorie inclut les Algériens, les citoyens arabes, ainsi que les ressortissants britanniques. Tous doivent être détenteurs d'un visa Schengen valide pour entrer en Espagne.
بناء على تحديثات وزارة الداخلية الإسبانية بات لزاما على السياح من خارج الاتحاد الأوروبي بمن فيهم العرب حاملو تأشيرة شينغن والبريطانيون إثبات ملاءة مالية بمعدل 122 يورو يوميا للشخص الواحد، على ألا يقل إجمالي المبلغ الذي يحمله السائح عن 1099 يورو مهما قصرت مدة الرحلة.
ويأتي هذا… pic.twitter.com/uRVEzxEOkk
— الجزيرة - اقتصاد (@AJAeconomy) June 10, 2026
Les moyens de preuve acceptés par les autorités espagnoles sont la monnaie liquide, les cartes de crédit et les chèques certifiés. Le voyageur doit présenter ces justificatifs aux agents des services frontaliers. Les contrôles ont lieu dans l'ensemble des aéroports et des ports espagnols. Ils ne sont pas systématiques mais s'effectuent de manière aléatoire.
Le lien avec le SMIC espagnol
Le gouvernement espagnol a relevé le salaire minimum interprofessionnel à 1 221 euros par mois en février 2026. La législation espagnole indexe automatiquement les montants exigés aux voyageurs étrangers sur les niveaux de salaire en vigueur dans le pays. Cette indexation a conduit à l'augmentation des montants requis en 2026.
Selon la plateforme spécialisée Jobbatical, l'application de cette obligation a considérablement évolué cette année. Les agents frontaliers accordent désormais une attention plus rigoureuse aux détails des justificatifs présentés.
Les conséquences en cas d'absence de justificatif
Le voyageur qui ne peut pas prouver qu'il dispose des 122 euros par jour requis s'expose à une expulsion le jour même de son arrivée. Les autorités espagnoles appliquent cette mesure dans tous les aéroports et ports du pays. Le refoulement a lieu même si le voyageur est en possession d'un visa Schengen valide.
Les agents des services frontaliers disposent d'un pouvoir discrétionnaire pour refuser l'entrée. En cas d'expulsion, le voyageur fait l'objet d'un signalement dans le système d'entrée et de sortie (EES) de l'Union européenne. Cette inscription peut compliquer ses futurs déplacements dans l'espace Schengen. Le voyageur doit également présenter ses documents d'hébergement et son billet retour.