Importation des produits destinés à la consommation : L’Algérie verrouille ses frontières

Par Amina Aouadi3 min de lecture
Importation des produits destinés à la consommation : L’Algérie verrouille ses frontières
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L'Algérie met en place un système national intégré de contrôle des marchandises aux frontières, décidé lors d'un Conseil interministériel présidé par le Premier ministre Sifi Ghrieb.

Cette initiative répond aux orientations présidentielles du 7 juin et vise à renforcer la sécurité sanitaire et économique en inspectant tous les produits destinés à la consommation avant leur arrivée sur le marché.

Un groupe de travail technique, supervisé par les ministères de la Santé et du Commerce, modernisera les laboratoires d'analyse aux frontières terrestres, maritimes et aériennes.

L'objectif triple est de protéger la santé publique, d'assainir les flux financiers des importations et de faire respecter la loi fiscale et commerciale.

Des normes algériennes unifiées seront élaborées pour tous les produits importés, créant une barrière contre les marchandises défectueuses, périmées ou dangereuses.

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Dans la foulée des dernières orientations présidentielles, le gouvernement passe à la vitesse supérieure. Un Conseil interministériel s’est tenu ce mercredi pour poser les bases d’un système national intégré de contrôle des marchandises aux frontières.

En effet, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé une réunion cruciale du Conseil interministériel. À l’ordre du jour : le déploiement immédiat d’un système national intégré de contrôle des marchandises aux frontières.

Cette initiative marque un tournant dans la stratégie nationale de sécurité sanitaire et économique, visant à passer au peigne fin tout produit destiné à la consommation locale avant même qu’il ne foule le marché national.

Importation : Application stricte de la feuille de route présidentielle

Cette réunion ministérielle n’est pas le fruit du hasard. Elle intervient à peine quelques jours après le Conseil des ministres du 7 juin 2026, au cours duquel le président de la République a émis des instructions fermes.

La feuille de route présidentielle est claire : il faut impérativement muscler les mécanismes de contrôle et, surtout, moderniser et suréquiper les laboratoires d’analyse implantés au niveau de l’ensemble des points d’accès terrestres, maritimes et aériens du pays.

Pour l’exécutif, l’enjeu est triple. Il s’agit d’abord d’une question de santé publique, pour protéger le citoyen ; d’un impératif économique, pour assainir les flux financiers liés aux importations ; et d’une exigence réglementaire, pour faire respecter la loi fiscale et commerciale de l’État.

Fin des doublons : cap sur l’harmonisation des laboratoires

Pour traduire cette volonté politique sur le terrain, un groupe de travail technique a été officiellement installé. Placé sous la double supervision du ministère de la Santé et du ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, ce comité a du pain sur la planche. Sa mission principale sera de rationaliser l’utilisation des moyens humains et matériels.

En améliorant la circulation de l’information entre les différentes administrations concernées, ce dispositif intégré promet d’offrir une traçabilité sans faille des produits importés, un axe désormais central de la politique publique algérienne.

Vers un « Label Algérie » plus strict pour les produits importés

L’autre grand chantier confié à ce groupe technique est purement réglementaire : l’élaboration et l’application de normes algériennes unifiées pour tous les produits de consommation importés. Jusqu’ici, la disparité de certains critères pouvait créer des zones de flou.

En imposant un cadre technique plus strict et standardisé, les autorités entendent ériger une barrière infranchissable pour les marchandises défectueuses, périmées ou potentiellement dangereuses.

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