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En France, les bourses étudiantes bientôt revalorisées

Par Mohamed Rahmani4 min de lecture
En France, les bourses étudiantes bientôt revalorisées
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L'Assemblée nationale française a adopté en première lecture une proposition de loi visant à revaloriser les bourses étudiantes, indexées sur l'inflation et versées sur douze mois au lieu de dix.

Cette réforme, portée par la députée communiste Soumya Bourouaha, répond à l'absence de revalorisation automatique depuis 2013 malgré la hausse du coût de la vie étudiante.

Le versement annualisé permettrait aux étudiants les plus modestes de bénéficier d'un soutien régulier pendant l'été, période où les dépenses (loyer, alimentation, transport) ne cessent pas.

Le texte doit encore être examiné par le Sénat pour une adoption définitive, le gouvernement estimant le coût de cette mesure à plus de 500 millions d'euros par an.

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Les bourses étudiantes pourraient bientôt connaître un changement important en France. Jeudi 11 juin 2026, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi visant à mieux soutenir les étudiants boursiers, touchés de plein fouet par la hausse du coût de la vie.

Porté par la députée communiste de Seine-Saint-Denis Soumya Bourouaha, le texte prévoit deux mesures principales : une revalorisation automatique des bourses sur critères sociaux et leur versement sur douze mois au lieu de dix actuellement.

Bourses étudiantes : ce que les députés ont voté

La proposition de loi adoptée à l’Assemblée nationale vise à indexer chaque année les bourses étudiantes sur l’inflation. Autrement dit, les montants versés aux étudiants boursiers, ainsi que les plafonds de ressources permettant d’y accéder, devraient suivre l’évolution des prix.

Pour Soumya Bourouaha, le système actuel ne remplit plus suffisamment son rôle de soutien à la démocratisation de l’enseignement supérieur. La députée a notamment rappelé que les bourses figurent parmi les rares aides sociales à ne pas bénéficier d’une revalorisation automatique depuis 2013, alors que le coût de la vie étudiante a fortement progressé.

Le texte a été adopté avec le soutien des groupes de gauche et du Rassemblement national. Les députés Renaissance, Horizons, Les Républicains et UDR se sont principalement abstenus, en raison du coût budgétaire de la mesure.

Un versement sur 12 mois au lieu de 10

L’autre changement majeur concerne la durée de versement. Aujourd’hui, les bourses sur critères sociaux sont généralement versées sur dix mois, sauf situations particulières. La réforme propose de les annualiser, avec un paiement sur douze mois.

Cette mesure répond à une réalité souvent dénoncée par les étudiants : les dépenses ne s’arrêtent pas à la fin de l’année universitaire. Loyer, transport, alimentation, assurance, téléphone ou frais de rentrée continuent pendant l’été. Pour les étudiants les plus modestes, deux mois sans bourse peuvent fragiliser un budget déjà très serré.

Pour l’année 2026-2027, les montants annuels des bourses vont de 1 454 euros pour l’échelon 0 bis à 6 335 euros pour l’échelon 7, sur dix mois. Avec un versement sur douze mois, le soutien deviendrait plus régulier, même si les modalités précises devront être confirmées en cas d’adoption définitive.

Une réforme encore loin d’être définitive

Le vote de l’Assemblée nationale ne signifie pas que la mesure s’applique immédiatement. Le texte doit désormais poursuivre son parcours parlementaire et être examiné par le Sénat. Sans adoption définitive, les règles actuelles restent en vigueur.

Le gouvernement, représenté par le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste, a reconnu les difficultés rencontrées par les étudiants, mais a aussi mis en avant le coût pour les finances publiques. La réforme est estimée à un peu plus de 500 millions d’euros par an.

Pour les étudiants français et les étudiants étrangers remplissant les conditions d’accès aux bourses sur critères sociaux, ce texte est donc à suivre de près. En attendant, les demandes de bourse restent déposées via le Dossier social étudiant, auprès du Crous, selon le calendrier habituel.

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