Société

Foot ? Fichez leur la paix !

Par par Belkacem Ahcene Djaballah4 min de lecture
Brifa
Résumé IA

Cet article d'opinion critique les excès de commentaires et de critiques adressés à l'équipe nationale de football algérienne suite à l'annonce de la liste pour la Coupe du monde 2026.

L'auteur souligne que les 9 000 commentaires générés en quelques heures sur les réseaux sociaux reflètent certes la passion des supporters, mais risquent aussi de perturber les joueurs et l'encadrement technique de manière nuisible.

Il dénonce particulièrement les critiques infondées, les rumeurs malveillantes et les ingérences étrangères qui cherchent à semer le doute au sein de l'équipe et parmi les citoyens.

L'auteur appelle les journalistes et consultants médias à donner l'exemple en maîtrisant leurs discours et en privilégiant une analyse critique constructive plutôt que des commentaires émotionnels et désordonnés.

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Le Quotidien d'Oran

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J'ai lu quelque part dans les colonnes de notre chère et bonne presse écrite que la liste des mondialistes présentée par l'entraîneur national Petkovic, et ce bien avant même son entrée en compétition, a généré , sur les réseaux sociaux, plus de 9.000 commentaires quelques heures à peine après l‘annonce des 26+1 joueurs retenus pour le Mondial 2026. Ceci dit sans compter les commentaires et autres remarques écrites ou dites au niveau des télés et des organes de la presse écrite.

Bref ! Tout en notant que ceci peut être considéré comme un signe de bonne santé et de réactivité de notre population de supporters et de commentateurs (journalistes y compris) en demande permanente de victoires et de trophées, ceci peut, aussi, être un signe d'ingérence malsaine dans la gestion de l'unité qu'est l'Equipe nationale. D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que cela advient, entraînant souvent la production de climats délétères au sein même de l'équipe. Au minimum, cela peut perturber tant les joueurs et les athlètes que les encadreurs.

On l'a, d'ailleurs, vu (et on le voit encore) au niveau des clubs de football mais aussi, hélas, dans d'autres disciplines, avec pour conséquences des crises internes (chez les gestionnaires comme chez les athlètes) et des «décadences» difficilement rattrapables.

Il est évident que les «observations» et autres critiques vont aller augmentant selon les performances réalisés par nos sélectionnés, chacun y allant de sa chanson et de sa théorie, les réseaux sociaux aidant ; sans compter tous les malfaisants de pays étrangers qui ne nous veulent pas que du bien. La moindre erreur, le moindre défaut et la moindre «mise à l'écart» vont être rapidement montés en épingle pour tenter de détruire le tout et, d'abord et avant tout instiller le doute surtout chez les joueurs et leur coach, ainsi que chez les supporters et même chez les citoyens. Tout dernièrement, on nous a même sorti d'on ne sait quelle «officine» l'histoire d'une dame qui s'est crue «insultée» par une de nos vedettes qui aurait refusé -alors qu' il est dans son droit- d'être photographié avec elle. Elle compte même ester en justice le capitaine de l'équipe nationale. Une dinguerie !

Bien sûr, il paraît difficile, sinon impossible de stopper cette manière d'analyser et de critiquer. Largement a-méthodique et souvent irraisonnée et «tirant dans tous les coins», se cachant derrière un patriotisme mal assimilé et utilisé à tort et à travers notre «one, two, three, Viva l'Algérie» devenant un véritable fourre-tout.

Il est donc temps, tout particulièrement pour nos journalistes et autres consultants des médias traditionnels (publics et privés), de donner l'exemple en maîtrisant leurs sujets et surtout leurs discours et leurs humeurs. D'abord, en se libérant des «printemps» du passé et du «localisme».

Conclusion : notre équipe nationale de foot, qualifiée en Coupe du monde, est et restera fabuleuse. Disciplinée et intelligente, elle l'a déjà montré et démontré. Il faut seulement la laisser -pour ces trois rencontres ou plus - jouer, en paix, l'analyse critique bien argumentée (et non «de critique», réservée aux cafés du coin) devant prévaloir.

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