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EN : Que faut-il faire avec Petkovic ?

Par Samir Djillali3 min de lecture
EN : Que faut-il faire avec Petkovic ?
Résumé IA

Petković, nommé sélectionneur de l’Algérie après Belmadi, hérite d’un héritage lourd et d’un public partagé: deux CAN ratées et deux Mondiaux manqués avant son comeback. S’il n’est pas flamboyant, il a repris une équipe déçue et l’a ramenée jusqu’à la Coupe du monde 2026 en évitant les conflits internes, mais son énergie et son statut d’étranger nourrissent le scepticisme. Le salaire record qu’il perçoit alimente les critiques: il sera jugé sur pièces, notamment à la CAN et lors des prochaines qualifications.

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Deux CAN ratées, deux Mondiaux manqués avant de pouvoir fêter ce come back et  pourtant le sélectionneur  ne fait pas l’unanimité. Mais soyons honnêtes : est-il vraiment si mauvais que ça ?

L’héritage impossible

Succéder à Djamel Belmadi est forcement un fardeau à porter, voir une montagne à gravir grimpe tant ce dernier à laissé une trace difficile à effacer, que ce soit sur le plan positif ou négatif.
Belmadi, a déchainé les passions, il avait pour lui le fait d'être un ancien international, jeune et proche des joueurs et celui qui a rendu sa fierté à tout un peuple avec la CAN 2019.

Petković, lui, n’a pas le même accent, pas la même histoire, pas la même connexion mais dans le fond, il avance, en silence, sans coup d’éclat, sans clash médiatique.

Il a repris une équipe abîmée, marquée par la déception, et il l’a ramenée jusqu’à la Coupe du monde 2026. Pas brillant, pas flamboyant, mais efficace et surtout : aucune histoire de vestiaire, aucune rupture interne.

❤️ Un amour impossible

Lors d’un entretien récent avec Tom Saintfiet, le sélectionneur du Mali, il m’a confié quelque chose de très juste,  “Quand tu succèdes à un entraîneur natif, aimé du public, tu pars avec deux buts de retard. Peu importe tes résultats.”

Il a raison, Saintfiet succède à Éric Chelle, figure locale, comme Petković succède à Belmadi. Même quand les résultats sont bons, la comparaison fait mal.
Petković souffre peut-être du même mal : celui d’un coach étranger jugé avant d’être écouté.

Le salaire qui fâche

Petković est le coach le mieux payé d’Afrique et ça ne passe pas toujours. Quand le jeu ne convainc pas, les chiffres sur la fiche de paie deviennent vite une excuse toute trouvée mais soyons lucides : si la fédération l’a choisi, c’est aussi pour tourner la page “émotionnelle” Belmadi et rentrer dans une gestion plus froide, plus pro, plus européenne. Le problème, c’est qu’en Algérie, on aime le feu, pas la glace.

L’heure de la reconstruction

Que ça plaise ou non, Petković sera l’homme de la CAN. Il doute, on doute, tout le monde doute mais c’est justement là que tout peut basculer. Les grandes histoires naissent souvent dans le scepticisme.

Petković n’a pas la même énergie, pas le même charisme mais il a ramené l’Algérie sur la carte du monde, posé les bases d’une nouvelle histoire. Il faudra désormais le juger sur pièce durant la prochaine compétition

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