Yasmine Belkaid : l’Algérie m’a transmis « un sens très fort de la dignité »

Yasmine Belkaid, directrice de l'Institut Pasteur depuis 2024, affirme que l'Algérie lui a transmis « un sens très fort de la dignité, de l'indépendance et du collectif ».
Née en Algérie en 1968, elle a étudié la biochimie à l'USTHB d'Alger avant de poursuivre une carrière internationale en immunologie, devenant une chercheuse de renommée mondiale.
Son père, Aboubakr Belkaid, a participé à la guerre de Libération nationale et devint ministre après l'indépendance, avant d'être assassiné par des terroristes le 28 septembre 1995.
La scientifique franco-algéro-américaine a confié que la maternité n'a pas freiné sa carrière, mais que l'éloignement de sa famille en Algérie a représenté sa plus grande difficulté.
Publié par
TSA Algérie
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
Yasmine Belkaid s’est exprimée une nouvelle fois sur l’Algérie. La directrice de l’Institut Pasteur a évoqué ses liens avec le pays où elle est née en 1968 et fait ses études universitaires à l’université de Bab Ezzouar (USTHB d’Alger) où elle a décroché un diplôme en biochimie, avant d’entamer une brillante carrière à l’étranger.
La chercheuse en immunologie de renommée mondiale a parlé aussi de son père, Aboubakr Belkaid qui a participé à la guerre de Libération nationale. Devenu ministre après l’indépendance, il a été assassiné par les terroristes le 28 septembre 1995 au Square Port Saïd d’Alger.
« Un sens très fort de la dignité, de l’indépendance et du collectif. Je suis née dans un pays qui se reconstruisait, et cela m’a profondément marquée. Mon père avait participé à la guerre d’indépendance, et j’ai grandi entourée de personnes qui avaient mis leur vie au service de quelque chose de plus grand qu’elles », a répondu Yasmine Belkaid mondiale à la question : « Que vous a transmis votre enfance en Algérie? » du magazine ELLE Suisse.
Yasmine Belkaid : « la vraie difficulté était plutôt l’éloignement de ma famille en Algérie »
La scientifique franco-algéro-américaine qui dirige l’Institut Pasteur depuis 2024, a évoqué aussi les difficultés qu’elle a rencontrées en raison de son départ d’Algérie. Si la maternité n’a pas pesé sur sa carrière, Yasmine Belkaid a souffert de l’éloignement de sa famille.
« Non, jamais », a -t-elle répondu à la question de savoir si la maternité avait pesé sur carrière. « Mes enfants m’ont donné de la force, de l’organisation, du courage et de l’humilité. Ils ont toujours été avec moi, et mon mari a été très impliqué », a-t-elle dit, en confiant que la « vraie difficulté était plutôt l’éloignement de ma famille en Algérie, le changement de culture et le fait de devoir se reconstruire ailleurs sans perdre son ancrage. »
(function(w,q){w[q]=w[q]||[];w[q].push(["_mgc.load"])})(window,"_mgq");