Économie

Gazoduc TSGP : le cabinet Penspen dévoile son rapport final

Par Aylan Afir5 min de lecture
Gazoduc TSGP : le cabinet Penspen dévoile son rapport final
Résumé IA

Le cabinet britannique Penspen a publié son rapport final confirmant la faisabilité technique et économique du gazoduc transsaharien (TSGP), un pipeline de 4 200 km reliant le Nigeria à l'Algérie.

Le projet pourrait acheminer jusqu'à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an vers les marchés européens, tout en créant des emplois et stimulant les investissements industriels régionaux.

Le tracé algérien a été optimisé pour emprunter des zones dotées d'infrastructures existantes, convergeant vers Hassi R'mel, centre névralgique du réseau gazier national.

Le TSGP s'inscrit dans une stratégie de diversification énergétique africaine et de résilience des approvisionnements mondiaux face aux perturbations internationales.

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Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP) franchit une nouvelle étape après la publication du rapport final de faisabilité du cabinet britannique Penspen. Long de près de 4200 km, cet axe énergétique doit relier les ressources gazières du Nigeria aux infrastructures algériennes, avant une redistribution vers les marchés internationaux, notamment européens.

Dans un contexte de tension sur les chaînes d’approvisionnement énergétique, l’étude met en avant un projet présenté comme techniquement réalisable et économiquement viable. Les résultats confirment également la volonté des États impliqués de structurer un corridor énergétique continental capable de répondre à la demande mondiale en gaz naturel.

Validation technique et économique du projet TSGP

Selon Penspen, le TSGP présente une faisabilité technique et économique solide. Le pipeline pourrait acheminer jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an. Cette capacité place l’infrastructure parmi les projets majeurs du continent africain dans le secteur du transport énergétique.

Le rapport souligne la stabilité du modèle d’exploitation envisagé et la capacité du projet à s’intégrer dans les infrastructures existantes. Les données techniques recueillies depuis 2024 confortent l’idée d’un projet réalisable, malgré les contraintes liées à la longueur du tracé et aux conditions géographiques du Sahara.

Les bénéfices attendus ne se limitent pas aux flux énergétiques. Le document évoque la création d’emplois, la stimulation des investissements industriels et le développement d’activités locales autour du corridor gazier.

Un corridor énergétique entre Afrique et Europe

Le TSGP est conçu comme un axe stratégique reliant l’Afrique de l’Ouest à l’Europe via l’Algérie. Le gaz nigérian transitera par un réseau de transport traversant aussi le territoire nigérien avant d’atteindre les points d’exportation algériens.

Cette configuration vise à renforcer la diversification des approvisionnements pour les marchés européens. Elle intervient dans un contexte de recomposition des équilibres énergétiques mondiaux, marqué par une recherche de sources multiples et stables.

Le projet est également présenté comme un levier d’intégration énergétique africaine. Le Nigeria et l’Algérie apparaissent comme les principaux piliers de cette architecture, avec une complémentarité entre production, transit et exportation.

Un tracé optimisé à travers l’Algérie

La section algérienne du gazoduc a été ajustée pour emprunter des zones déjà dotées d’infrastructures énergétiques. Le tracé doit désormais rejoindre Aoulef, dans la wilaya d’Adrar, avant de converger vers Hassi R’mel, centre névralgique du réseau gazier national.

Cette orientation permet de s’appuyer sur des installations existantes, notamment les réseaux routiers et les gazoducs déjà opérationnels. Selon Sonatrach, cette configuration améliore la continuité logistique et facilite l’intégration au système national de transport de gaz.

Hassi R’mel joue un rôle central dans ce dispositif, en tant que point de raccordement entre la production nationale et les futurs flux transsahariens.

Enjeux géopolitiques et industriels

Au-delà des aspects techniques, le TSGP s’inscrit dans une dynamique géoéconomique plus large. Le projet est perçu comme une réponse aux incertitudes pesant sur les approvisionnements mondiaux en énergie.

Le rapport de Penspen met en avant la capacité du gazoduc à renforcer la résilience des marchés face aux perturbations internationales. Il souligne aussi l’intérêt d’un gaz naturel présenté comme moins carboné que d’autres combustibles fossiles, dans les stratégies de transition énergétique.

Dans ce contexte, le TSGP apparaît comme une infrastructure appelée à jouer un rôle structurant dans les échanges énergétiques entre l’Afrique et l’Europe, tout en consolidant les positions industrielles des pays impliqués dans sa réalisation.

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