Le Premier ministre pakistanais le confirme: L'accord entre l'Iran et les Etats-Unis bientôt signé
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a confirmé qu'un accord entre l'Iran et les États-Unis serait signé dans les prochaines 24 heures, le Pakistan se préparant à une cérémonie de signature électronique.
Selon Reuters, l'accord pourrait être signé dès dimanche à Genève par le vice-président américain J.D. Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Baqer Qalibaf, prévoyant le déblocage de milliards de dollars d'avoirs iraniens et la levée des sanctions sur les exportations de pétrole.
Malgré ces annonces, la situation reste fragile au Moyen-Orient, un pétrolier ayant été touché par un projectile non identifié près d'Oman, tandis que l'Inde proteste contre les attaques contre des navires commerciaux.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam affirme que personne ne négocie au nom du Liban, critiquant les négociations menées à Islamabad dont les conséquences se manifestent sur le territoire libanais.
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Le Quotidien d'Oran
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Samedi, 106e jour de l'agression américano-sioniste contre l'Iran. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a confirmé, hier, qu'un accord sur un Mémorandum d'Entente (MoU) entre Téhéran et Washington était en voie de finalisation, et que sa signature était prévue «dans les prochaines 24 heures». Cette confirmation intervient au lendemain de déclarations quasi simultanées du ministre des Affaires étrangères iranien et du PM ministre pakistanais faisant état de l'imminence de l'accord.
«Nous sommes plus proches d'un accord de paix que jamais auparavant. Avec une finalisation probablement attendue dans les prochaines 24 heures», a déclaré, hier, Shehbaz Sharif sur la plateforme X, ajoutant que «le Pakistan se prépare à la signature électronique de l'accord de paix immédiatement après, suivie de discussions au niveau technique la semaine prochaine».
«Nous souhaitons remercier les États-Unis d'Amérique et la République islamique d'Iran pour leur engagement continu pendant les négociations, et nous exprimons notre sincère gratitude à nos frères de la région pour leur soutien. Nous sommes convaincus que cet accord de paix historique constituera une base solide pour une paix durable», a ajouté M. Sharif.
Dans une déclaration rapportée par Al Jazeera, le PM pakistanais annonce la préparation d'une «cérémonie de signature électronique», ajoutant que les «discussions techniques» auront lieu dès «la semaine prochaine».
De nombreux commentateurs attribuent l'annonce par le Pakistan d'une «cérémonie de signature électronique» du MoU à des craintes justifiées que l'accord peut être à tout moment saboté. Une éventualité franchement évoquée vendredi par Shehbaz Sharif lorsqu'il affirmait, également sur X : «Nous sommes pleinement conscients de la campagne incessante de désinformation menée par ceux qui veulent saboter l'accord de paix».
Par ailleurs, selon Reuters, qui a cité une source occidentale bien informée, l'accord pourrait être signé dès dimanche à Genève par le vice-président américain J.D. Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Baqer Qalibaf. Selon les termes du texte de l'accord divulgué à Reuters, «les États-Unis débloquerait immédiatement des milliards de dollars d'avoirs iraniens et lèverait les sanctions sur ses exportations de pétrole, en échange de la levée par l'Iran du blocus du détroit d'Ormuz, largement fermé depuis le début de la guerre».
Situation encore fragile
Malgré les annonces successives d'un accord finalisé et en voie d'être signé, la situation reste fragile dans la région, notamment dans le détroit d'Ormuz.
Hier, l'Agence britannique pour le commerce maritime (UKMTO) a signalé qu'un pétrolier a été touché par un projectile non identifié à Port Bow, à six milles nautiques (11 km) à l'est d'Oman. L'alerte publiée sur la plateforme X indique que l'équipage est sain et sauf et qu'aucun impact environnemental n'a été constaté. « Le pétrolier poursuit sa route vers son prochain port d'escale. Les autorités mènent l'enquête», précise le communiqué qui conseille aux navires de «faire preuve de prudence et de signaler toute activité suspecte à l'UKMTO».
Rappelons que vendredi l'Inde a protesté contre les attaques américaines contre des navires commerciaux au large des côtes omanaises fin de semaine écoulée, dont l'une a coûté la vie à trois marins indiens.
«Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, a déclaré avoir discuté par téléphone avec le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, au sujet de ces attaques. Cet appel intervient après que le chargé d'affaires américain en Inde a été convoqué pour la deuxième fois en deux jours pour protester contre l'attaque», a rapporté Al Jazeera.
L'armée libanaise évacue ses positions à Kfar Tebnit au Sud-Liban
Une source sécuritaire libanaise a indiqué samedi à Al Jazeera que l'armée libanaise avait évacué ses positions dans la ville de Kfar Tebnit, dans le district de Nabatieh, au sud du Liban. A Nabatieh également, l'armée libanaise a annoncé qu'un de ses soldats «a été grièvement blessé après avoir été pris pour cible par un drone israélien sur la route Kfar Rumman».
Toujours dans le riche registre génocidaire sioniste, l'Agence nationale d'information du Liban (ANIL) a annoncé hier le martyr du maire d'Al-Rayhan, Ali Badih, dans une frappe aérienne israélienne visant cette ville du district de Jezzine, au Sud-Liban.
Pendant ce temps, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, déclare à Reuters, que : «Notre problème avec le Hezbollah, ce sont ses armes». Salam appelle le Hezbollah à «annoncer son soutien» à «nos négociations à Washington» qui prévoient l'arrêt des tirs uniquement pour la résistance libanaise et non pas pour Israël.
Quant aux négociations entre Téhéran et Washington, qui ont abouti à un accord incluant le Liban dans le cessez-le-feu dans la région, Nawaf Salam affirme que «personne ne négocie au nom du Liban». «Nous subissons les conséquences des négociations à Islamabad, et leurs résultats sont visibles sur notre territoire, mais personne ne négocie au nom du Liban», a déclaré Salam à Reuters.