Législatives en Algérie : 1.762 candidats écartés pour des liens suspects

L'Autorité nationale indépendante des élections (Anie) a annoncé samedi que 1.762 candidats aux législatives du 2 juillet ont été écartés pour liens suspects avec des milieux d'affaires et d'activités douteuses.
Au total, 1.141 candidats ont été rejetés pour antécédents judiciaires non réhabilités, tandis que 571 autres ne remplissaient pas les conditions légales de candidature.
L'Anie a finalement accepté 793 listes représentant 9.854 candidats, dont 2.032 femmes (21 %) et 5.304 candidats de moins de 40 ans (54 %).
Parmi les 2.370 recours déposés devant les tribunaux administratifs, 120 ont été acceptés et 2.250 rejetés.
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TSA Algérie
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Le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), Karim Khelfane, a dévoilé samedi le bilan de l’examen de la validité des dossiers de déclaration collective de candidature aux élections législatives du 2 juillet.
Le gendarme des élections a précisé les raisons pour lesquelles de nombreux candidats ont été écartés de la course à l’élection des membres de la chambre basse du Parlement algérien.
Liens connus avec les milieux d’affaires
Ainsi, 1.762 candidats ont été écartés pour être « connus du public pour leurs liens avec des milieux d’affaires et d’activités suspectes », et les dossiers de 1.141 candidats ont été rejetés pour avoir « fait l’objet de peines privatives de liberté sans avoir bénéficié de réhabilitation », selon l’Anie.
Le président par intérim de l’Autorité a précisé que 571 autres candidats ne « remplissaient pas les conditions légales de candidature », alors que 72 candidats ont été écartés pour « nomadisme politique ».
Il a cité aussi d’autres motifs :
- Non inscrits dans la circonscription électorale où ils se présentent : 62 candidats.
- Influence sur le libre choix des électeurs et le bon déroulement du processus électoral : 60 candidats.
- Situation vis-à-vis de l’administration fiscale : 30 candidats.
- Défaut de dépôt des documents requis : 18 candidats.
- Inéligibilité pour cause d’occupation d’un poste visé à l’article 199 de la loi relative au régime électoral : 18 candidats.
- Âge inférieur à 25 ans le jour de l’élection : 14 candidats.
- Situation vis-à-vis du service national : 10 candidats.
Le président par intérim de l’Anie a donné aussi les motifs de rejet des listes : non-respect du nombre de candidats requis légalement dans les listes (10 listes), non-respect de la condition de parrainage par les signatures des électeurs (16 listes), non-respect de la condition de réservation de moitié des candidatures aux jeunes (14 listes), non-dépôt de nouvelles candidatures (18 listes) et non-respect de la condition de la représentation féminine pour deux listes et de la représentation universitaire (une liste).
Les femmes représentent 21 % des candidatures acceptées
Selon M. Khelfane, 2.370 recours contre les décisions de rejet de candidatures ont été déposés au niveau des tribunaux administratifs, dont « 120 concernant les candidats et les listes de candidats ont été acceptés », alors que 2.250 recours ont été rejetés.
Par ailleurs, l’Anie a accepté « 793 listes, soit un total de 9.854 candidats » et a rejeté 49 listes, soit un total de 746 candidats.
Pour les circonscriptions de la diaspora, Karim Khelfane a indiqué que 54 listes ont été acceptées, soit un total de 432 candidats, et 12 listes, soit un total de 96 candidats, ont été rejetées.
Le nombre de femmes candidates à ces élections est de 2.032, soit 21 % du nombre global des candidats, et 5.304 candidats sont âgés de moins de 40 ans, ce qui représente 54 % du total. Enfin, 4.673 candidats sont titulaires d’un diplôme universitaire, soit 47 % de l’ensemble des candidats.
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