Un accord de paix virtuel ?!
Après quinze semaines de tensions au Moyen-Orient, les États-Unis et l'Iran négocient un accord de cessez-le-feu sous médiation pakistanaise, sans jamais s'être rencontrés physiquement.
Les deux parties envisagent de signer cet accord lors d'une réunion virtuelle, en présence du vice-président américain J.D. Vance et du négociateur en chef iranien, tandis que les médiateurs pakistanais et qataris participeraient à distance.
Selon les sources informées, l'accord prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz, l'autorisation du transit des navires marchands sans frais et la levée du blocus américain sur les ports iraniens.
Les négociations butent sur des questions controversées : le programme nucléaire iranien, le contrôle du détroit d'Ormuz, la levée des sanctions contre Téhéran et l'intégration du Liban dans l'accord.
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Le Quotidien d'Oran
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Si la guerre au Moyen-Orient est engagée, la paix, elle, reste virtuelle. Après quinze semaines de tensions, de frappes américaines sur des cibles iraniennes et des ripostes iraniennes contre les intérêts américains dans la région, notamment les bases militaires US réparties dans les pays du Golfe, ainsi que les attaques meurtrières persistantes menées par Israël contre le Liban, les parties en conflit sont entrées dans des discussions visant un accord de cessez-le-feu sous la médiation pakistanaise. Car, Américains et Iraniens ne se sont pas rencontrés physiquement durant toute la période des négociations. Les Pakistanais jouaient dans ce contexte le rôle de médiateur, en transmettant les réponses des uns aux autres concernant les points en discussion, qui n'ont jamais été dévoilés publiquement.
Dans la foulée, alors que les détails de ce protocole d'accord dont la signature est attendue restent flous, des sources médiatiques ont indiqué qu'une réunion virtuelle devait se tenir, hier dimanche, entre les délégations américaine et iranienne en vue de la signature de l'accord. On comprend que les deux parties ont négocié cette paix sous la médiation pakistanaise, mais de là à signer l'accord dans une réunion virtuelle, on s'engouffre dans un monde géré par des acteurs irréels. Les sources médiatiques ont révélé dans ce sens que la signature du protocole d'accord se ferait en présence du vice-président américain J.D. Vance, du négociateur en chef iranien, du président du Parlement iranien, et en présence «à distance» des médiateurs du Pakistan et du Qatar, qui participeront également à la réunion virtuelle.
On ne sait vraiment rien du contenu de cet accord, mais si l'on se fie aux sources bien informées, qui précisent que «la décision finale de l'Iran concernant l'accord-cadre avec les États-Unis est toujours en cours d'examen », on est sûr qu'une fois l'accord signé, le détroit d'Ormuz serait rouvert et que les navires de marchandises seraient autorisés à y transiter sans frais. Le blocus américain sur les ports iraniens serait également levé. Toujours dans la réalité virtuelle, le président américain Donald Trump a soutenu, samedi, que l'accord avec l'Iran visant à mettre fin à la guerre serait signé dimanche, et que l'ouverture du détroit d'Ormuz suivrait immédiatement, alors que Téhéran n'a pas encore confirmé officiellement la date de cette signature, laissant entendre qu'il attend pour connaître la date exacte de la signature... «Ce ne sera pas demain... Peut-être dans les jours à venir», selon l'agence de presse iranienne. De son côté, le Premier ministre pakistanais, dont le pays mène les efforts de médiation entre les deux pays pour atténuer un tant soit peu le caractère virtuel des négociations, a déclaré hier s'attendre à ce que «l'accord soit finalisé dans les prochaines 24 heures», évoquant lui une « signature électronique» qui serait suivie de «discussions techniques la semaine prochaine ». Sans confirmation officielle, et loin de toute virtualité, on sait pertinemment que les négociations en cours visant à parvenir à un accord se sont heurtées à de nombreuses questions controversées, telles que le programme nucléaire iranien, le contrôle du détroit d'Ormuz, la levée des sanctions contre Téhéran et l'intégration du Liban dans l'accord, alors que le Hezbollah libanais, allié de l'Iran, fait face à une offensive militaire israélienne intense.