Echorouk TV : les raisons de l’annulation d’un épisode « d’Aacht ou cheft »

L'Autorité de régulation de l'audiovisuel en Algérie (Anira) a interdit la diffusion d'un épisode d'« Aacht ou cheft » sur Echorouk TV mettant en scène une mineure victime de conflit parental.
L'émission traitait des risques liés au téléphone portable et à l'absence de contrôle parental, mais risquait d'exposer médiatiquement la jeune fille et de lui causer des préjudices psychologiques durables.
L'Anira a convoqué les responsables de la chaîne après avoir repéré la bande-annonce promotionnelle et a ordonné le retrait de tout contenu promotionnel des plateformes numériques.
L'autorité a également contacté la déléguée nationale à la protection de l'enfance pour assurer le suivi du dossier et garantir l'intérêt supérieur de l'enfant.
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TSA Algérie
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Un épisode de l’émission « Aacht ou cheft » (J’ai vécu et j’ai vu) d’Echorouk TV ne sera pas diffusé après l’intervention de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel en Algérie (Anira).
Et pour cause, le programme en question, qui traite du cas d’une fille mineure, est jugé « susceptible de porter atteinte à sa vie privée et de lui causer des préjudices psychologiques et moraux à vie ».
Echorouk TV : un épisode « d’Aacht ou cheft » annulé par Anira avant sa diffusion
Seule une bande-annonce de l’émission a été diffusée. Le gendarme de l’audiovisuel l’a repéré et est intervenu à temps pour empêcher la diffusion de l’émission complète.
L’épisode est consacré au thème des « risques liés au téléphone portable et à l’absence de contrôle parental ». Il met en scène un père ayant découvert des contenus numériques inappropriés attribués à sa fille mineure.
Ce qui, souligne l’Anira dans un communiqué diffusé ce lundi 15 juin, est « contraire aux dispositions de la loi relative à l’information et au cahier des charges régissant l’activité audiovisuelle ».
Après avoir pris connaissance de la bande-annonce, et « compte tenu de la sensibilité du sujet », l’Autorité a convoqué les responsables d’Echorouk TV, « afin de clarifier les circonstances entourant cette affaire et les conditions dans lesquelles ce contenu promotionnel a été traité ».
Risque de préjudices « psychologiques et moraux à vie »
« Après l’exposition des faits par le représentant de la chaîne, il s’est avéré que la mineure était victime d’un conflit parental et que le traitement du sujet sous cet angle pourrait conduire à une exposition médiatique indirecte de la mineure, susceptible de porter atteinte à sa vie privée et de lui causer des préjudices psychologiques et moraux à vie », lit-on dans le communiqué.
Conformément aux textes réglementaires en vigueur, notamment le cahier des charges de l’audiovisuel et la loi relative à la protection de l’enfance, et dans le souci de protéger la mineure concernée de « la polémique, de la polarisation et de l’exploitation médiatique suscitées sur les réseaux sociaux », il a été convenu de ne pas diffuser cet épisode et de retirer la bande-annonce promotionnelle en question de l’ensemble des supports de communication et plateformes numériques relevant de la chaîne.
L’Anira a pris une autre mesure. Elle a pris attache avec la déléguée nationale à la protection de l’enfance, laquelle « assure le suivi de ce dossier de manière à garantir l’intérêt supérieur de l’enfant ».
Dans son communiqué, l’autorité a indiqué qu’elle n’interdit pas le traitement des questions sociales et éducatives liées aux risques du monde numérique. Les chaînes TV peuvent le faire, mais en privilégiant « un traitement médiatique responsable et équilibré, prenant en compte la protection des mineurs et évitant toute forme de sensationnalisme ou tout ce qui est susceptible de porter atteinte à la vie privée des personnes ou des catégories vulnérables ».
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