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Un autre va-et-vient ?

Par par Abdelkrim Zerzouri4 min de lecture
Brifa
Résumé IA

Le Maroc annonce son retrait de l'organisation de toutes les compétitions africaines de football, marquant un désengagement du continent selon le président de la Fédération royale marocaine.

Cette décision intervient après la défaite de l'équipe marocaine en finale de la CAN 2026 face au Sénégal et les critiques africaines suite à un recours du Maroc pour contester le résultat.

L'article souligne que d'autres pays africains comme l'Égypte, l'Algérie, la Côte d'Ivoire et l'Afrique du Sud possèdent les infrastructures et l'expertise nécessaires pour organiser des événements sportifs de haut niveau.

La CAF devrait désormais renforcer son soutien financier et matériel aux autres fédérations pour développer leurs capacités d'accueil de compétitions continentales.

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Le Quotidien d'Oran

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Par moments de vérités nues, le Maroc lève le voile sur son visage pour exposer la véritable nature de sa politique anti-africaine. Les récentes déclarations du président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), qui a fait part du retrait de son pays de l'organisation de toutes les compétitions africaines, ne laissent aucun doute sur ce pivotement qui fait tourner le dos du Maroc face à la Confédération africaine de football (CAF). En annonçant que le Maroc ne soumettra plus aucune candidature pour accueillir des compétitions africaines, quelle qu'en soit la nature, le président de la FRMF signe une cassure avec un continent qu'il n'a jamais porté dans son cœur. Si d'autres pays souhaitent les organiser, libre à eux, qu'il a lancé, comme si ces autres pays africains n'ont pas la capacité d'organiser ou d'accueillir sur leurs terres des compétitions africaines. Oubliant qu'il existe en Afrique de nombreux pays qui ont atteint un stade de haut niveau en matière d'organisation des grands événements sportifs, pour ne citer dans ce cadre que quelques pays, comme l'Egypte, l'Algérie, la Cote d'Ivoire, l'Afrique du Sud, le Nigéria, et bien d'autres, qui ont montré leur savoir-faire et leur hospitalité, tout en mettant à la disposition des élites sportives africaines des infrastructures sportives qui n'ont rien à envier à d'autres pays. Parce que la décision du Maroc laisse vraiment croire que la CAF sera dans l'embarras à l'avenir face au retrait en question, il est important de rappeler que le continent cherche à unir ses forces, et l'on ne demande au Maroc, maintenant, qu'à lever sa main sur les structures de la CAF.

Après cette décision, synonyme d'un désengagement du Maroc du football africain, la CAF devrait prendre les dispositions nécessaires et ouvrir de nouveaux horizons en matière de soutien financier et matériel à d'autres fédérations pour mettre à niveau leurs infrastructures sportives. Faut-il le rappeler, l'organisation de compétitions sportives africaines n'est pas en soi une aide pure d'une quelconque forme au continent, y compris le fait de mettre à la disposition de la jeunesse africaine des infrastructures de haut niveau, car le pays organisateur doit en tirer profit à travers les droits de transmission de télévision et autres rentrées en devises à travers l'accueil des masses de voyageurs en mouvement vers les stades des pays qui accueillent les compétitions. C'est ce que doivent apprendre les Africains, tirer profit économique de l'organisation des grands événements sportifs, sans chercher ou attendre une reconnaissance à l'issue de la compétition.

Le Maroc n'a pas révélé les motivations qui l'ont poussé à prendre cette décision, mais en sus de son caractère anti-africain, il faut comprendre les frustrations qui ont suivi la défaite de son équipe nationale en finale de la CAN 2026 face au Sénégal, ainsi que le tollé africain provoqué par son recours pour tenter de gagner le trophée sur « tapis vert».

Le Maroc est ainsi modelé, il se retire de l'OUA pour exprimer son mécontentement de voir le Sahara occidental siéger à ses côtés, pour revenir plus tard non pas par sentiment d'appartenance à ce continent mais juste pour combattre ce pays à l'intérieur de l'organisation. Un autre va-et-vient, peut-être, qui n'arrêtera pas la marche du continent vers le progrès.

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